Rennes : un prêtre avoue avoir abusé sexuellement de jeunes migrants afro-musulmans dont il organisait le passage en Europe – Démocratie Participative

Rennes : un prêtre avoue avoir abusé sexuellement de jeunes migrants afro-musulmans dont il organisait le passage en Europe

La Rédaction
Démocratie Participative
\n13 novembre 2025

L’adepte de Yeshoua Ben Yosef Antoine Exelmans

Tous les curés que vous voyez fricoter avec des migrants le font dans le seul but de les sodomiser, ou inversement.

Aucune exception.

Le Parisien :

Une affichette a été épinglée près de la porte d’entrée du presbytère de Mordelles (Ille-et-Vilaine), à quelques kilomètres de la capitale bretonne. On peut y lire les informations présentant la cellule d’écoute du diocèse de Rennes. « Elle est là depuis plusieurs mois », explique une bénévole qui a le cœur gros. Il y a quelques jours, elle a appris, comme les autres paroissiens, que le père Antoine Exelmans avait reconnu des violences sexuelles commises sur des migrants mineurs au Maroc.

« Je suis soufflée ! C’est d’une tristesse », se lamente-t-elle. Les faits révélés par le site d’information Enass se sont déroulés alors qu’il dirigeait le service d’accueil des migrants de l’église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca entre 2021 et 2024. Le diocèse de Rennes, auquel est rattaché le prêtre, explique que l’archevêque de Rabat avait alerté dès le mois de juillet 2024 « sur le comportement du père Antoine Exelmans au service de jeunes migrants laissant entendre qu’il pourrait y avoir des abus sur des personnes fragiles ».

À la suite de cette alerte, une enquête canonique avait été ouverte faisant état d’une victime mineure reconnue. Pour autant, le diocèse précise que la Fondation Orient Occident a également porté plainte auprès du procureur du roi pour cinq personnes. Selon le diocèse rennais, le prêtre « a reconnu librement les faits, qui ont été qualifiés d’attouchements sexuels sur des personnes migrantes ».

L’enquête judiciaire ouverte par le parquet de Saint-Étienne (Loire), où est désormais assigné à résidence le père Antoine dans une communauté de Jésuites, doit permettre de déterminer le nombre exact de victimes. Le Breton, qui a été entendu par la police, a l’interdiction d’accomplir tout ministère public, d’être en contact avec des mineurs sans la présence de majeurs. Il doit aussi être suivi psychologiquement. Contacté, le parquet de Saint-Étienne n’a pas donné plus de détails.

Ceux qui le connaissaient se montrent plus causants. Ils tombent de haut. L’homme, auréolé de l’image de héros de l’ombre, avait reçu en 2020 le prix Aachen pour la paix afin d’honorer son action en faveur des migrants au Maroc.

« Il était formidable. Il avait apporté beaucoup de renouveau et rajeuni la paroisse. Il avait même hébergé pendant un temps des migrants au presbytère », se souvient cette paroissienne qui l’a connu quand il était curé à Mordelles de 2012 à 2016.

À la paroisse Bienheureux Frédéric Ozanam, dans le quartier Maurepas de Rennes où le père Antoine a exercé de 2004 à 2009, une paroissienne le décrit comme « très dévoué ». Un militant associatif rennais engagé auprès des étrangers exilés se souvient « d’un orateur avec une certaine aura ».

L’association d’aide aux personnes migrantes Tabitha Solidarité, cofondée en 2015 par le père Antoine, est elle aussi consternée, et « particulièrement choquée par ces abus et violences sexuelles subies par ces jeunes. Ceux-ci ont déjà vécu d’énormes difficultés dans leur parcours migratoire et subissent un nouveau traumatisme, de la part d’une personne censée les aider, déplore-t-elle. Notre solidarité va vers ces jeunes. Nous pensons à tout le travail de reconstruction qu’ils devront faire pour surmonter ce nouveau choc ».

La publication des révélations sur l’homme d’Église n’a pourtant pas été une complète surprise pour de nombreux fidèles bretons. Le 10 janvier dernier, l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas, informait les quatre paroisses du diocèse de Rennes où le père Exelmans a exercé son ministère (Maurepas à Rennes, Cesson-Sévigné, Mordelles et la cathédrale de Rennes) et lançait un appel à témoins.

« Son communiqué nous a été lu durant une messe. On a tous reçu également un flyer, explique une paroissienne à Mordelles. En sortant de l’église, on en a parlé entre nous. On ne voulait pas y croire. Peut-être qu’il a été déstabilisé par son arrivée au Maroc. »

À la paroisse de Maurepas, on précise également que l’information a aussi été faite auprès des groupes de scouts, puisque le père Antoine avait accompagné des jeunes garçons. « Notre évêque a fait les choses dans les règles, et plus que dans les règles, affirme une fidèle. Si des victimes avaient dû se manifester, elles l’auraient déjà fait. »

L’Église catholique est la plus grande organisation homosexuelle du monde, c’est aussi la plus grande organisation de passeurs de migrants du monde.