Marine Le Pen va annoncer son grand plan pour “séduire” les banlieues ethniques

La Rédaction
Démocratie Participative
\n11 septembre 2026

Le Remplacement National n’a jamais si bien porté son nom. Après avoir bazardé son histoire d’interdiction du voile islamique aussi vite qu’elle l’avait sortie, Marine Le Pen fixe un nouveau cap : faire du social dans les banlieues ethniques.

France Info :

“On ne va pas laisser les banlieues à LFI”, que le RN accuse régulièrement de faire du communautarisme. L’objectif est de “rassurer” les habitants de ces quartiers “qui ont le sentiment qu’on ne veut pas leur parler”, admet un proche de Marine Le Pen. Un duo planche sur le projet banlieue de la candidate : son conseiller Philippe Olivier et Hanane Mansouri, une jeune députée ciottiste, allié au RN. Issue de l’immigration, elle a grandi dans un quartier populaire de Grenoble.

Philippe Olivier est le beau-frère de cette femme horrible.

Pour le reste, quoi de mieux qu’une Maghrébine pour faire du Rachida Dati et proposer de dilapider des sommes faramineuses dans ces enclaves étrangères ?

Hanane Mansouri

Et le plus drôle, c’est que ce serpent de mer qu’est le “patriotisme” café-au-lait ressurgit avec une régularité remarquable au RN.

Il y a 10 ans, le Front national monte le collectif “Banlieues patriotes”, présidé par le patron de la fédération de Seine-Saint-Denis, à l’époque Jordan Bardella. “Dans ces quartiers, c’est une minorité qui empoisonne véritablement la vie de la majorité. Nous, nous entendons permettre à l’Etat d’assurer la sécurité, de désarmer les caves des cités, de ne pas fermer les yeux sur les trafics, la montée du fondamentalisme”, disait-il

Dix ans plus tard, le projet du jeune Bardella n’a pas marché. Le RN déjà faible dans les quartiers populaires, stagne voire recule dans les banlieues parisiennes, et lyonnaises. A Vaux-en-Velin près de Lyon, Marine Le Pen perd presque 4 points, entre les deux dernières présidentielles, quand Jean-Luc Mélenchon en gagne plus de 16, mais selon ses lieutenants, “il y a des réserves de voix”.

En leur parlant sécurité, narcotrafic, mais aussi logement, culture… Le Rassemblement national veut les convaincre qu’ils ont leur place dans leur projet de “Renaissance” de la France, le nouveau slogan du parti. “Dans les banlieues, il y a des gens qui aspirent à vivre dignement,” déclare un fidèle de Marine Le Pen.. “Il faut leur dire : ‘Intégrez-vous ou plutôt assimilez vous.’” Un autre est persuadé que les habitants des banlieues goûtent peu aux théories “wokistes” de Jean-Luc Mélenchon.

Cette mauvaise blague qu’est “l’assimilation” de millions d’individus qui étaient déjà inassimilables il y a 50 ans — et qui sont aujourd’hui bien plus nombreux et agressifs — relève désormais de l’autisme aggravé.

Qui peut croire à une pareille stupidité, surtout lorsque l’on connaît l’état désastreux de la démographie française ?

Marine Le Pen, bien sûr.

Des axes seront proposés à Marine Le Pen, qui tranchera et devrait porter ses idées lors d’un déplacement. Ce sera scruté au moment où le parti crispe tous ses adversaires sur l’interdiction du voile dans l’espace public. Autour d’elle, on espère que la polémique sera retombée. “On aura eu le temps d’expliquer que l’objectif ce n’est pas d’arracher le foulard“, explique-t-on, mais de lutter contre l’islamisme radical.

Voilà où en est cette pauvre femme et ce pauvre parti : parler comme le Parti Socialiste et faire flotter l’idée grotesque que les allogènes hyper hostiles sont tous en réalité des “Français” qui s’ignorent, pour peu qu’on leur “parle”.

Voter, en général, était déjà une perte de temps, alors voter pour la femme à chats se passe de commentaire.

Zemmour va occuper un créneau déserté, sans risque de compétition et c’est ce qu’il fait.

De son côté, Le Pen propose de la “fraternité” antiraciste.

Il est peu probable que la diversité la comprenne comme autre chose que le tribut qui lui est dû en sa qualité de puissance occupante.

Soutenez Democratie Participative

X