Les Nazis ont gagné en Saxe d’après les médias

La Rédaction
Démocratie Participative
\n07 septembre 2779 (“2026”)

 

 

Tout le monde est très excité par cette victoire électorale de l’AfD en Saxe.

Le nouveau gauleiter local s’appelle Ulrich Sigmund. D’après ses déclarations, il veut persécuter les étrangers.

En France, les gens disent que c’est une victoire de l’extrême-droite allemande, et même un retour — au moins partiel — du “nazisme” !

Robert Ménard, le maire de la ville maghrébine de Béziers, s’est dit en état de choc. Il craint la “remigration” des Turcs, Syriens, Afghans qui ravagent l’Allemagne !

À l’image de Ménard, Emma Fourreau (LFI) a peur.

C’est encore au RN que l’on trouve les mines les plus effondrées.

Jean-Philippe Tanguy a longuement pris soin d’expliquer que le RN n’avait rien à voir avec l’AfD, un parti “crypto-nazi” menaçant la France.

Ce dernier point est le plus hilarant de tous : la clique du RN n’a toujours pas digéré la position de l’AfD sur l’île afro-islamique de Mayotte, seul et unique sujet d’importance pour l’horrible Marine Le Pen !

Cela suffit à me le rendre plus sympathique que le désastreux Remplacement National.

Reste que l’AfD est un parti de centre-droit, libéral, qui compte certes dans ses rangs des nationalistes comme Ulrich Sigmund ou Björn Höcke, mais dont la direction reprend le positionnement de la droite classique avant que celle-ci ne dérive complètement vers la gauche sous la direction de Merkel.

Sa progression est une réaction logique à la dégénérescence de la droite de gouvernement.

Cela ne suffit pas à en faire un parti national-socialiste, loin s’en faut. À mon plus grand regret d’ailleurs.

Ces hurlements antifascistes sont identiques à ceux qu’on avait entendus après la victoire de Meloni, qualifiée de “post-fasciste”, un terme ne voulant absolument rien dire mais qui avait l’avantage médiatique de contenir le mot “fasciste”. Quatre ans plus tard, cette pauvre femme a battu tous les records d’immigration en Italie, dépassant largement les méfaits du précédent gouvernement centriste.

Cette percée est une relative une bonne nouvelle, mais ça n’est pas le grand bouleversement dont tout le monde parle. L’AfD est désespérément démocratique. Son grand modèle est la Suisse. Elle propose de généraliser la “démocratie directe” sous forme de référendums pour un oui ou un non. Si ce système était d’un quelconque intérêt, la Suisse ne serait pas aussi racialement remplacée qu’elle l’est aujourd’hui.

La droite populiste a tendance à croire que seuls ses partisans ont le droit de voter lors de référendums. La corruption de l’élite dirigeante ne rend pas la plèbe plus avisée pour autant, surtout avec une démographie aussi désastreuse que celle de l’Allemagne. Les grandes villes dégénérées de l’ouest du pays pourraient organiser des référendums en permanence pour empêcher une direction nationale de poursuivre ses objectifs. Cette perspective ne semble pas effleurer l’esprit des dirigeants de l’AfD qui restent prisonniers du romantisme démocratique.

Sans oublier que tout cela serait constamment contrôlé par les juges qui invoqueraient leur “constitution démocratique” de droit divin pour annuler telle ou telle mesure.

Bref, en l’état, ce que propose l’AfD est largement insuffisant pour résoudre quoi que ce soit. Il faudrait que l’AfD veuille explicitement abolir l’actuelle république pour être en mesure d’agir. Ce serait évidemment suffisant pour l’interdire.

Surtout, l’AfD est dirigé par une femme, Weidel, une lesbienne en ménage avec une srilankaise. C’est un profil assez éloigné d’Adolf Hitler.

Weidel est la dirigeante du parti. Un parti est d’abord son chef. Un parti avec une femme à sa tête est voué à échouer, peu importe la configuration. A fortiori quand il s’agit d’une gouine qui déambule avec une chieuse de rue.

J’imagine que Rome ne s’est pas construite en un jour et qu’il faut espérer le meilleur, mais je ne décèle rien qui ressemble à un procès en règle de l’absurdité démocratique au sein de ce parti. Il reste dominé par des éléments bourgeois qui veulent un compromis avec l’ordre en place. Qu’il s’agisse de Trump, de Meloni et demain de Farage, on sait comme cela se termine.

Sans une rupture radicale, le marais démocratique neutralisera toujours tout.

La seule chose que l’AfD pourrait changer sans effort serait la politique étrangère allemande. L’AfD pourrait rétablir des relations normales avec la Russie et reformer l’alliance énergétique qui a été détruite par les juifs. Cela ne nécessiterait aucun bouleversement légal et les partis d’opposition ne pourraient pas y faire grand chose.

Quant au “DEXIT”, avec seulement 10% d’Allemands favorables à cette option, c’est une vue de l’esprit. Même la majorité des électeurs de l’AfD s’opposent à une sortie de l’UE. La foirade du BREXIT a par ailleurs refroidi les ardeurs de beaucoup. Cette lubie est une perte de temps considérable.

Reste que tout cela est hors de portée aujourd’hui. Pour pouvoir gouverner, l’AfD doit obtenir 45% des voix au plan national. Ce parti en est encore très loin.

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