Le tiers-monde a le droit de repeupler l’Amérique tranche la Cour suprême américaine

La Rédaction
Démocratie Participative
\n01 juillet 2026

 

Si seulement les Américains avaient élu Trump, tout aurait changé pour les Blancs.

Célébrations de la Semaine internationale de la Somalie à Minneapolis, dans le Minnesota.

Mon frère est là et il s’amuse bien. Personne ne l’embête et il profite de l’événement comme bon lui semble.

Mon frère a enfilé du bleu en l’honneur de la Somalie 😂

À ce propos, la démocratie américaine vient de proclamer le droit du tiers-monde de repeupler l’Amérique. Il n’avait pas attendu cette décision pour le faire ceci dit.

France 24 :

C’est une énorme défaite pour Donald Trump. La Cour suprême américaine majoritairement conservatrice a rejeté, mardi 30 juin, la remise en cause d’une question au coeur même de l’identité américaine : le droit du sol.

Dans une décision prise par trois des six juges conservateurs, dont le président de la Cour, et les trois progressistes, la Cour annule un décret signé l’an dernier par Donald Trump dès son retour à la Maison Blanche.

Ce décret, le plus contesté de son second mandat, supprimait le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière.

Le président des États-Unis a réagi sur son réseau social Truth Social et dénoncé une “mauvaise” décision de la Cour suprême sur le droit du sol. Il a ensuite appeler le Congrès à agir.

“La Cour suprême a maintenu le droit du sol, ce qui est vraiment mauvais pour notre pays, mais nous pouvons facilement y remédier au Congrès par la voie législative “, a écrit le président américain sur sa plateforme.

Déclaré inconstitutionnel par toutes les juridictions inférieures saisies, ce décret avait pour but de mettre fin à ce que le président républicain considère comme une incitation à l’immigration clandestine, dont la répression est une priorité absolue pour lui.

Mais dans son arrêt rédigé au nom de la Cour, le président John Roberts conclut que les enfants nés aux États-Unis de parents “présents illégalement ou temporairement” sont néanmoins “citoyens par la naissance en vertu du 14e amendement” de la Constitution.

“La citoyenneté, à l’époque comme aujourd’hui, était le droit d’avoir des droits, de participer librement à notre communauté politique”, écrit-il au terme d’une longue analyse historique de la nationalité aux États-Unis.

“Les rédacteurs du 14e amendement ont étendu cette promesse à ‘toute personne née libre dans ce pays’. Nous tenons cette promesse aujourd’hui”, poursuit le président de la Cour.

Les trois autres juges conservateurs ont exprimé leur désaccord.

Le principe du droit du sol, disposant que tout enfant né aux États-Unis est automatiquement citoyen américain, est consacré par cet amendement adopté en 1868, après la guerre de Sécession, afin de garantir les droits des esclaves affranchis et de leurs descendants.

Appliqué depuis plus de 150 ans, ce principe a été sanctuarisé en 1898 par un arrêt de la Cour suprême reconnaissant qu’un fils d’immigrants chinois né en Californie était bien citoyen américain par sa naissance.

Le processus engagé en 1865 doit aller à son terme : la mise en minorité des Blancs aux États-Unis, puis, en conséquence, la désintégration des USA comme nation unifiée.

Certaines choses prennent du temps, mais suivent leur logique jusqu’à sa conclusion.

“La démocratie est belle en théorie ; en pratique, c’est une illusion. Vous en Amérique le verrez un jour.” 

Un leader américain digne de ce nom abolirait la démocratie, mais l’Amérique doit être le seul pays du monde où cette maladie sociale est auto-immune.

Cela vaut pour la France. Imaginons que le RN l’emporte en 2027 et imaginons qu’il tente quelques changements légaux pour juguler la submersion migratoire : aussitôt, l’ensemble des institutions saboteraient la moindre initiative. Dans la foulée, les rouges de la fonction publique entreraient dans la danse (profs en tête), les étudiants, les syndicats, etc..

La violence révolutionnaire serait la seule option. Le RN cependant n’en veut pas, car il s’identifie à la bourgeoisie dominante et veut “respecter les règles” républicaines.

Ce n’est pas ce dont nous avons besoin à ce moment de l’histoire. Il est vrai que cela ne se décrète pas et qu’il faut un ensemble de conditions objectives pour que cela devienne possible.

La France, comme la plupart des vieilles nations occidentales fatiguées, n’a plus les moyens d’un tel changement. Ces états-nations cacochymes sont périmés, dénués d’énergie vitale, accrochés au passé, sans force.

Il faut un esprit, un horizon nouveau. Un tel horizon se matérialise à la faveur d’une crise systématique terminale qui voit naître des idées radicalement nouvelles, mais surtout des hommes radicaux.


Commentez sur /c/dempart

Soutenez Democratie Participative

X