Hélène de Sparte, goy

La Rédaction
Démocratie Participative
\n03 juillet 2026

 

Le terme de profanation est celui qui convient pour décrire le film de Christopher Nolan sur l’Odyssée.

Voici Hélène de Sparte dont la beauté a déclenché la fameuse guerre avec les Troyens.

Vous aussi auriez mis en branle la plus grande flotte de guerre jamais vue à cette époque pour la récupérer.

“Il ne faut pas s’indigner que Troyens et Achéens aux belles jambières souffrent depuis si longtemps des douleurs pour une telle femme. À la voir, elle ressemble terriblement aux déesses immortelles.” Iliade, Homère (Chant III)

Achilles est un travelo aussi.

Quant à Matt Damon, aux costumes et à tout le reste…

Quelle souffrance.

Quand on pense au travail de lumière qui aurait pu être réalisé en Méditerranée avec les 250 millions de dollars qu’a coûté ce film, on doit convenir que Nolan n’est qu’un porc.

Je sais ce que j’aurais voulu créer.

Les possibilités plastiques sont infinies.

Le mauvais film de 2004 (en particulier le calamiteux Eric Bana dans le rôle d’Hector) a presque l’air d’un chef d’oeuvre par comparaison.

À tout le moins, Hélène y méritait une guerre.

Comme l’hypothèse d’une crise d’autisme woke ne peut pas sérieusement être retenue en 2026 tant les désastres commerciaux se sont succédés, c’est bien l’intention de salir, même à perte, qui est l’explication rationnelle.

C’est une attaque frontale contre l’éthique aryenne dont l’Iliade est un des plus vieux poèmes qui lui ait été consacré.

Paris enlève Hélène en violation des lois d’hospitalité et des serments, déclenchant la résurgence du chaos. Les héros, comme Achille, doivent se battre pour rétablir l’harmonie au prix de leur vie. Ils y consentent car la gloire d’une mort pour la justice est plus importante qu’une survie dans la médiocrité et l’infamie. Le destin, fixé par les dieux, offre toutefois une part de liberté à l’homme aryen : celle de combattre pour l’équilibre du monde et défier la mort physique en atteignant l’immortalité dans le coeur des autres hommes par ses actes supra humains.

Dans la cosmogonie aryenne, le monde naît d’une séparation violente entre le Père Ciel (Dyēus) et la Terre Mère, arrachant un ordre primordial au chaos originel. Cet ordre n’est jamais définitivement acquis : il doit être sans cesse défendu et reconquis. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’Iliade. Les dieux, gardiens de l’ordre cosmique, et les rois, garants de l’ordre humain, agissent à travers leurs héros pour lutter contre le chaos et rétablir l’harmonie du monde.

Cependant, les dieux ne sont pas tous unis : leurs passions, leurs rivalités et leurs fonctions différentes les amènent parfois à s’opposer. Ils s’affrontent donc indirectement, par rois et héros interposés, tout en restant globalement du côté de l’ordre. Zeus, au-dessus d’eux, laisse ces tensions se déployer dans certaines limites afin que le destin s’accomplisse. L’enjeu profond du conflit reste le contrôle de la terre et de ses richesses — femmes, butin, honneur et fertilité —, symboles de la prospérité et de la continuité de la vie depuis la survenue de Gaïa des entrailles du Chaos.

Ulysse 31 était plus proche de la vérité profonde de l’Odyssée d’Homère que cet immondice.

Nolan mériterait d’avoir les couilles tranchées et données à des chiens. C’est le sort qui devrait attendre ceux qui défient les dieux de la sorte.

Les dieux, justement, ne vont pas tarder à se venger.


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