La Rédaction
Démocratie Participative
\n20 mai 2026

Jean-Roch Coignets (1776 – 1865), capitaine de la garde impériale. Il participe à toutes les campagnes de l’Empire.
Le capitaine Jean-Roch Coignets a livré un témoignage très dense de sa participation aux campagnes napoléoniennes (1799 – 1815). Dans ses mémoires, il évoque à plusieurs reprises les juifs que l’armée française croise à mesure qu’elle progresse vers l’Est de l’Europe.
En décembre 1806, les Français atteignirent Varsovie où Napoléon arriva au soir. Les juifs se précipitèrent pour fournir l’armée française en denrées vendues à prix prohibitif.
L’Empereur fit son entrée la nuit dans Varsovie; les grenadiers d’Oudinot et nous arrivâmes de jour; ce bon peuple vint au-devant de nous pour voir cette belle colonne de grenadiers. Ils s’efforcèrent de bien nous recevoir. Les Russes leur avaient tout emporté. Il fallut acheter des grains et des boeufs pour nourrir l’armée, et les juifs firent de bonnes affaires avec Napoléon. Il nous arriva des vivres de tous côtés; on fit faire du biscuit. On peut dire que les juifs sauvèrent l’armée tout en faisant leur fortune.
Le 8 février 1807, les Français pénétrèrent plus à l’est et durent affronter les Russes dans des conditions très dures. Les juifs refirent surface avec de l’alcool, là aussi vendu au prix fort aux soldats exténués.
Lorsque ces charges eurent repoussé les Russes et rabattu leur fureur, ils ne furent plus tentés de recommencer. Il était temps. Nos troupes étaient à bout, les rangs se dégarnissaient à vue d’oeil; sans la garde, notre bonne infanterie aurait succombé. Nous ne perdîmes pas le champ de bataille, mais nous ne le gagnâmes pas.
Le soir, l’Empereur nous ramena à notre position de la veille; il fut enchanté de sa garde, et dit au général: «Dorsenne, tu n’as pas plaisanté avec mes grognards, je suis content de toi.» La faim et le froid nous firent passer une mauvaise nuit.
Le champ de bataille était couvert de morts et de blessés; ce n’était qu’un cri. On ne peut se faire une idée de cette journée. Le lendemain fut consacré à faire des fosses pour enterrer les victimes et porter les blessés à l’ambulance. Sur le midi, il arrive des tonneaux d’eau-de-vie que des juifs amenaient de Varsovie, escortés par une compagnie de grenadiers. L’ordre fut établi pour que chacun puisse en avoir à son tour; on mit un tonneau debout et défoncé. Deux grenadiers tenaient le sac, quatre à la fois laissaient tomber chacun six francs, et puisaient avec un verre réglé dans le tonneau. Et défense de recommencer; puis venaient quatre autres, ainsi de suite: ces quatre tonneaux sauvèrent l’armée, et les juifs firent fortune. Ils furent escortés jusqu’à Varsovie par une compagnie de grenadiers, à trois francs par jour.
En juillet 1812, Coignets faisait partie de la Grande Armée qui quitta Vilnius pour envahir la Russie. Au total, près de 600 000 hommes dont près de 300 000 Français.

Dès le départ, de nombreux soldats étrangers désertèrent. Coignets reçut l’ordre de rattraper des mutins espagnols. Les juifs, maîtres de la contrebande et connaissant les caches du pays, se proposèrent tout naturellement comme guides.
Je sors de cette maudite forêt le même soir, et j’arrive près d’un village où était une station de cavalerie avec un colonel qui gardait l’embranchement pour diriger les troupes de passage. Arrivé près de lui, je fais mon rapport; il fait camper mon bataillon, et, sur les indications que je lui donne, il fait venir des juifs et son interprète; il juge par la distance de mes déserteurs du village où ils ont pu tomber; il fait partir 50 chasseurs à cheval et les juifs pour les conduire. À moitié chemin, ils rencontrèrent les paysans opprimés qui venaient chercher du secours. Ils arrivèrent à minuit et entourèrent le village où ils surprirent les Espagnols endormis; ils les saisirent, les désarmèrent, mirent leurs fusils dans une charrette. Les hommes furent attachés dans de petites charrettes bien escortées.
Les Espagnols furent sommairement jugés et la moitié exécutée. Les juifs, ayant été rondement rémunérés, se félicitèrent au surplus du spectacle.
Celui qui tirait un billet blanc était mis d’un côté, et celui qui tirait noir était mis de l’autre. Lorsque tout fut fini, il leur dit: “Vous avez volé, vous avez mis le feu, vous avez fait feu sur votre officier; la loi vous condamne à la peine de mort; vous allez subir votre peine…, je pouvais vous faire tous fusiller; j’en épargne la moitié. Que cela leur serve d’exemple! Commandant, faites charger les armes à votre bataillon. Mon adjoint va commander le feu.”
On en fusilla soixante-deux. Dieu! quelle scène! Je partis de suite le coeur navré, mais les juifs étaient contents. Voilà mon étrenne de lieutenant!
Parvenus à Moscou le 14 septembre, les Français occupèrent la ville qui fut aussitôt incendiée par les Russes. Les juifs, qui suivaient les troupes françaises au plus près, se firent receleurs des pillages.
L’Empereur séjourna quatre jours à Pétrowskoï pour y attendre la fin de l’embrasement de Moscou; il y rentra donc le 20 septembre et alla de nouveau habiter le Kremlin qui fut préservé du feu. Le grand état-major était établi au Kremlin, et le petit état-major, dont je faisais partie, était près des remparts, à peu de distance du Kremlin. Je fus employé comme adjoint, avec deux camarades, auprès d’un colonel d’état-major pour l’évacuation des hôpitaux. Nous étions logés chez une princesse, tous les quatre avec nos chevaux et nos domestiques; le colonel en avait trois pour lui seul, et il savait les employer. Il nous envoyait dans les hôpitaux pour faire évacuer les malades, mais lui jamais. Il restait pour faire ses affaires; il partait le soir avec ses trois domestiques munis de bougies; il savait que les tableaux des églises sont en relief sur une plaque d’argent; il les faisait décrocher pour en prendre la feuille en argent, mettait tous les saints et saintes dans le creuset, et en faisait des lingots; il vendait ses vols aux juifs pour des billets de banque. C’était un homme dur, à figure ingrate.
En décembre 1812, seulement quelques dizaines de milliers de soldats français atteignirent Vilnius que la Grande Armée avait quitté six mois plus tôt. Les Russes espéraient anéantir le reste des forces françaises avant d’envahir la Pologne.

Alors que les survivants français se repliaient en désordre, les juifs, qui avaient tant prospéré de la présence française, s’organisèrent en bandes terroristes et entreprirent de massacrer leurs bienfaiteurs.
Le roi de Naples se porta sur Vilna; il y arriva le 8 décembre, et nous le 10, avec la garde. Nous arrivâmes le soir aux portes de la ville barricadées avec de fortes pièces de bois; il fallut des efforts inouïs pour pénétrer. Je me trouvais avec mon camarade dans un collège bien chauffé. Quand je fus trouver mon général pour prendre ses ordres: «Tenez-vous prêt à quatre heures du matin pour sortir de la ville, dit-il, car l’ennemi arrive sur la hauteur et nous serons bombardés au jour. Ne perdez pas de temps.» Rentré dans mon logement, je me prépare pour partir; je réveille mon camarade qui n’entendait pas de cette oreille; il était dégelé et préférait rester au pouvoir de l’ennemi; à trois heures, je lui dis: «Partons!—Non, dit-il, je reste.—Eh bien! je te tue, si tu ne me suis pas.—Eh bien! tue-moi!»
Je tire mon sabre, et lui en applique de forts coups en le forçant à me suivre. Je l’aimais, ce brave camarade, je ne voulais pas le laisser à l’ennemi. Nous fûmes prêts à partir au moment où les Russes forcèrent la porte de Witepsk; nous n’eûmes que le temps de sortir. Ils commirent des horreurs dans la ville, tous ces malheureux couchés dans leurs logements furent égorgés; les rues étaient encombrées de cadavres français. Là les juifs furent les bourreaux de nos Français. Heureusement que l’intrépide Ney arrêta le désordre. Les ailes droite et gauche de l’armée russe avaient dépassé la ville et nous regardaient passer; avec quelques coups de fusil, on les arrêta, mais la déroute était complète. Arrivés à la montagne de Vilna, le désordre était à son comble. Tout le matériel de l’armée et les voitures de l’Empereur restèrent au pied; les soldats se chargèrent de vaisselle plate; toutes les caisses et les tonneaux furent défoncés. Que de butin resta sur la place! Non, mille fois non, on ne peut voir un pareil tableau.
C’est donc l’intervention du Maréchal Ney, qui avait sauvé à de nombreuses reprises l’arrière-garde de la Grande Armée en faisant régulièrement le coup de feu par -30° contre les nuées cosaques, qui sauva les blessés et les malades français des égorgeurs juifs.
Les monarchistes le firent assassiner en décembre 1815.

Qu’il me soit permis de souligner l’attitude avisée des Allemands lorsque 129 ans plus tard ils pénétrèrent à leur tour dans les Pays Baltes avant de progresser en Union Soviétique. Fort de l’expérience malheureuse des troupes françaises, le commandement allemand jugea prudent de liquider les bandits juifs qui n’auraient pas manqué d’agir de la même manière contre ses soldats.
Qu’il soit rendu hommage aux membres du Einsatzgruppe A, en particulier à son chef Franz Walter Stahlecker, pour la glorieuse campagne antiterroriste qu’il mena dans la région balte et qui fit justice aux grognards assassinés par les ancêtres directs de ces criminels juifs.

Brigadeführer Franz Walter Stahlecker
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