28 avril 1945 : la mort héroïque du Duce

La Rédaction
Démocratie Participative
\n28 avril 2026

 

Le 28 avril 1945, à 16h10, le Duce, chef de l’Italie nationale, est assassiné par les communistes devant la Villa Belmonte, dans la province de Côme en Lombardie.

Le Duce est physiquement et psychiquement très diminué. Depuis plus de 20 ans, Benito Mussolini souffrait d’un ulcère intestinal. Déjà, en 1925, une hémorragie interne avait nécessité une intervention chirurgicale. Rongé par des douleurs gastriques intenses, des sensations de brûlure, des nausées, Mussolini devait s’astreindre un régime strict.

Au début de l’année 1943, sous la pression des évènements faisant suite aux revers italiens en Afrique, son ulcère s’aggrave subitement : le Duce perd 22 kilos en un mois. L’homme hardi et vigoureux d’autrefois cède la place à une personne prématurément vieillie, physiquement éreintée, absente. Ne parvenant plus à dormir, constamment tourmenté par la douleur, Benito Mussolini est bientôt en proie à un affaiblissement nerveux général.

Au printemps 1943, le Duce n’est plus en mesure de diriger le gouvernement et vit reclus dans la villa Torlonia, à Rome. Impuissants, ses ministres et compagnons de combat constatent son apathie.

Villa Torlonia

Lorsqu’il est renversé au terme d’un coup d’état monarchiste le 25 juillet 1943,, le Duce a déjà cessé de diriger dans les faits depuis des mois.

Arrêté sur ordre du roi Victor-Emmanuel III, il est placé en résidence surveillée. Benito Mussolini ne s’oppose pas à son arrestation et n’appelle pas ses partisans à résister.

“Ce que nous appelons “vie” n’est qu’un point presque imperceptible entre deux éternités : le passé et le futur. Pensée consolante !” Pensées pontines, août 1943, Benito Mussolini

Le Duce est libéré spectaculairement par les commandos allemands le 12 septembre 1943. L’action des hommes de Skorzeny, filmée, fait le tour du monde.

Mais le Duce reste un homme très malade, profondément las et dépourvue de l’énergie vitale nécessaire à l’entreprise révolutionnaire que ses partisans attendent de lui. Lorsqu’il est accueilli par le Führer, sa diminution physique stupéfait le Maréchal Goering.

En avril 1945, la République Sociale Italienne vit ses derniers jours. Les troupes allemandes négocient secrètement leur reddition partielle pour l’Italie du Nord, laissant le Duce sans l’appui décisif de l’allié allemand. Il s’installe à Milan le 18 avril pour tenter une négociation, sans succès. Le 25 avril, une insurrection marxiste générale, soutenue par les Américains et Staline, le pousse à se replier vers la frontière suisse qu’il espère rejoindre pour rejoindre l’Espagne où ses admirateurs sont nombreux. Les communistes, conjointement avec les Anglo-Américains, le veulent mort, de crainte de lvoir les fascistes, encore puissants, se remobiliser après la guerre.

Benito Mussolini est arrêté par une bande communiste à bord d’une colonne allemande le 27 avril vers 7h00 du matin, près de Musso-Dongo, à quelques kilomètres de la frontière suisse. Le lendemain 28 avril, vers 16h, Mussolini est emmené en voiture jusqu’au portail de la Villa Belmonte, à Giulino di Mezzegra. L’endroit est discret, une petite rue étroite bordée d’un muret. Mussolini se place face au muret. Il n’implore pas, ne pleure pas, ne tremble pas. Au contraire, il fait un geste qui frappe tous les témoins présents : il écarte lui-même les pans de son manteau pour offrir sa poitrine, et prononce ses dernières paroles, d’une voix ferme :« Visez au cœur ! ».

“La vie n’est qu’un trait d’union entre deux éternités : le passé et le futur.” B. Mussolini, Testament

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