Toulouse : Abdelkader et Mohamed violent Mélanie après l’avoir kidnappée – Démocratie Participative

Toulouse : Abdelkader et Mohamed violent Mélanie après l’avoir kidnappée

Leutnant
Démocratie Participative
\n26 novembre 2025

Le viol a eu lieu dans une impasse menant au chemin des étroits

Il faut plus de moyens pour intégrer les violeurs algériens.

Actu.fr :

L’horreur a frappé un soir de septembre. Mélanie*, Toulousaine alors âgée de 38 ans, a subi l’indicible alors qu’elle rentrait chez elle, fin 2022. Carjackée, enlevée par des inconnus et violée. Puis abandonnée, nue, au bord d’un chemin. Les deux jeunes accusés d’avoir fait basculer sa vie sont jugés aux assises de Toulouse, depuis le lundi 21 novembre 2025. Le moment, pour les prévenus et la victime, de retracer le cauchemar de cette soirée d’automne.

Le vendredi 24 septembre 2022, la nuit est tombée quand Mélanie rentre de son rendez-vous galant. La trentenaire, sans enfant et sans histoire, réside sur les coteaux de Pech David, non loin de l’Oncopole.

Comme d’habitude, elle a fait le trajet jusque chez elle en voiture. Comme d’habitude, elle se gare donc sur le parking de sa résidence. Mais au moment de descendre de son véhicule, tout déraille.

Deux hommes, sortis de nulle part, braquent une arme sur elle. Elle est factice, mais la réplique est si bien faite qu’il est impossible de s’en rendre compte.

Les deux agresseurs, Abdelkader G. et Mohamed M., sont très jeunes : le premier a tout juste 18 ans, l’autre en a 20. « Tu remontes dans la voiture, tu viens avec nous », ordonnent-ils. Mélanie n’a pas d’autre choix que d’obtempérer.

« Initialement, ils voulaient simplement voler le véhicule », assure l’avocate d’Abdelkader G., Maître Morgane Dupoux. « Mais ils ont eu peur qu’elle appelle immédiatement la police alors ils l’ont embarquée, sans trop savoir quoi faire d’elle. » C’est en tout cas la version qu’avance son client.

Dans la voiture, les deux malfrats et leur victime effectuent une boucle et finissent par s’arrêter sur le chemin des Étroits – qui longe la Garonne jusqu’à Vieille-Toulouse – au bout d’une petite impasse. Il est environ 21 heures.

La voiture est arrêtée, les agresseurs ordonnent à leur victime de descendre : « ils comptent l’abandonner là pour repartir avec la Clio. » Abdelkader G. descend alors avec Mélanie. Et les contours du cauchemar continuent de s’assombrir.

Sous la menace d’une arme, Abdelkader G. ordonne à Mélanie de se déshabiller. Ensuite, braquant toujours son pistolet sur elle, il la force à lui faire une fellation.

Pendant ce temps, Mohamed M. l’assure : il est dans la voiture, mais il « ne voit rien » du viol qui se déroule pourtant sous ses yeux, devant le véhicule.

Après avoir violé sa victime, Abdelkader G. remonte dans la voiture et prend la poudre d’escampette avec son ami, abandonnant Mélanie à son sort. Nue, sous le choc, au bord du chemin.

« Ils l’ont laissée dans le bois et sont repartis avec ses vêtements, en pleine nuit », souffle l’avocate de la victime, Me Camille Lauga, qui la défend aux côtés de Me Joris Morer. « Il n’y a pas de maison aux alentours, pas d’éclairage public. C’est un acte extrêmement violent et froid. »

Un motard, qui circulait là, finit par tomber sur la trentenaire et lui porter secours. Rapidement, elle est menée à l’hôpital et se voit prescrire dix jours d’ITT. Des prélèvements réalisés sur elle permettent aux gendarmes de Castanet-Tolosan, saisis dans l’affaire, de remonter via les tests ADN jusqu’à Abdelkader G.

Le jeune Algérien est connu de la justice, uniquement pour des faits liés au trafic de stupéfiants. Il est arrivé en France à douze ans comme mineur isolé, après le décès de sa sœur et sa grand-mère dans un accident de voiture. Ses parents sont absents : ils sont en prison, au pays. Après son arrivée en 2016, s’ensuit un parcours chaotique entre foyer et maison d’arrêt pour mineur.

Rapidement après les faits de 2022, une vingtaine de gendarmes est mobilisée pour se lancer à sa recherche. Grâce à une bonne collaboration avec les services de police, il ne faudra que quelques jours pour mettre la main sur Abdelkader G., alors qu’il circulait quartier Saint-Michel à Toulouse… au volant de la voiture de la victime. Son comparse sera à son tour arrêté par les gendarmes de la BST, quelques heures plus tard.

Interrogé sur le viol de Mélanie, Abdlekader G. sert d’abord une version incohérente. Mais au fil des auditions, il finit par avouer les faits. Trois ans après avoir commis l’effroyable, il répond de ses actes devant le tribunal de Toulouse.

Le jeune homme de 21 ans aujourd’hui est poursuivi pour « viol commis sous la menace d’une arme », « extorsion commise avec une arme » (pour se faire remettre le véhicule de Mélanie) et « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivi d’une libération avant 7 jours » – Mohamed M. est poursuivi pour les mêmes faits, à l’exception du viol.

« Mélanie* attend une reconnaissance pleine de la culpabilité des accusés, et qu’il y ait une condamnation à la mesure de la gravité et la froideur des actes perpétrés », confie son avocate.

Aujourd’hui, elle ne peut plus sortir la nuit. Elle a développé une phobie sociale, elle a des flashbacks de ce qu’elle a vécu, elle a un sommeil artificiel… Ses traumatismes sont particulièrement aigüs. Elle est détruite.

Le parquet a finalement requis 18 ans de réclusion contre Abdelkader G. (qui risquait la perpétuité vu le triple crime commis) et 8 ans, contre Mohamed M. Le délibéré est attendu en fin de journée, ce mardi 25 novembre 2025.

Et toujours pas d’expulsion pour ces migrants de la tolérance.