Suède : un érythréen condamné pour le viol d’une femme de 82 ans échappe à l’expulsion au motif qu’il est « bien intégré » et que le viol a été « bref » et s’est déroulé « sans menaces ni coups »

Leutnant
Démocratie Participative
\n17 juin 2026

La Suède fait des trucs suédois.

Remix :

Un aide-soignant érythréen d’une trentaine d’années a été condamné à quatre ans de prison pour avoir violé une femme de 82 ans, mais il a échappé à l’expulsion en raison de son parcours d’intégration en Suède. Parmi les preuves recueillies figuraient des échantillons de sperme que cet homme d’origine africaine avait laissés dans le lit de la personne âgée.

La victime, une personne vulnérable souffrant de troubles de la mémoire à court terme, bénéficiait de services d’aide à domicile assurés par l’homme condamné. Dans la nuit du 3 novembre 2025, son fils a contacté la police après qu’elle eut été violée par l’Érythréen. Lors des interrogatoires qui ont suivi, la femme s’est souvenue de l’agression, la décrivant comme douloureuse et désagréable, selon le média suédois Samnytt.

L’enquête a révélé que l’aide à domicile était entré dans le bureau de son employeuse et avait ouvert une armoire à clés au cours de la nuit du crime, alors qu’il n’était pas de service à ce moment-là. Les équipes médico-légales ont découvert une tache de sperme sur les draps de la femme, et une analyse ADN ultérieure a confirmé qu’elle correspondait à celle du suspect.

L’homme a nié toute infraction, mais lors de son interrogatoire par la police, il a d’abord affirmé avoir laissé cette tache de sperme lors d’une précédente intervention, alors qu’il avait des relations sexuelles par téléphone avec sa petite amie. Il a ensuite changé sa version des faits, admettant que l’histoire de la petite amie était inventée, tout en maintenant qu’il s’était masturbé en secret lors d’une précédente intervention et qu’il avait éjaculé sur le lit de la femme.

Il a justifié sa présence au bureau lors de sa soirée de congé en expliquant qu’il souhaitait passer du temps avec ses collègues ou se préparer pour son prochain service, ajoutant qu’il ne se souvenait pas avoir ouvert l’armoire à clés.

Le tribunal de grande instance a rejeté son explication et a conclu qu’il était établi qu’il avait violé la femme. Le ministère public a fait valoir que l’infraction devait être qualifiée de grave en raison de l’âge avancé de la victime, de son état de santé précaire et de sa relation de dépendance vis-à-vis de l’aide-soignant.

Toutefois, le tribunal a pris en compte un certain nombre de circonstances atténuantes alléguées, qualifiant le viol de « bref et commis sans menaces ni coups ». En fin de compte, il a été condamné pour viol au degré normal à quatre ans de prison.

Samnytt a révélé que l’agence de soins avait embauché cet Érythréen malgré de multiples mentions dans son casier judiciaire. Il avait déjà été condamné pour vol et vol mineur, ainsi que pour des infractions graves liées au milieu des gangs de Stockholm. Dans un arrêt rendu en 2022 par la cour d’appel de Svea, l’homme a été condamné à deux ans et deux mois de prison pour des infractions aggravées liées à la drogue et pour conduite en état d’ivresse aggravée.

Le ministère public a également demandé que cet homme, de nationalité érythréenne, soit expulsé à vie. Le tribunal a toutefois refusé de l’expulser. Il a fait valoir qu’il était arrivé en Suède alors qu’il était enfant, qu’il y vivait depuis près de 20 ans, qu’il parlait couramment le suédois et qu’il avait conservé un emploi ces dernières années, ce qui rendait le seuil légal d’expulsion très élevé. Le viol d’une femme âgée n’a apparemment pas suffi à franchir ce seuil.

Le tribunal de grande instance a souligné qu’il s’agissait d’un crime grave et a également pris en compte ses condamnations antérieures, déclarant qu’« il existe un risque manifeste de récidive ».

Du coup, ils ne les expulsent pas non plus lorsqu’ils ont les codes culturels.


Commentez sur /c/dempart

Soutenez Democratie Participative

X