Saône-et-Loire : larguée avec ses 2 mulâtres par son ex, Amandine dénonce l’injustice du patriarcat

Leutnant
Démocratie Participative
30 septembre 2779 (“2026”)

Trouvez Charlie

Les Françaises en ont marre.

Le Journal de Saône-et-Loire :

Mère de deux enfants, Amandine devrait recevoir 500 € par mois de pension alimentaire de la part de son ex-conjoint. Considéré comme insolvable par l’Aripa, le père a arrêté de verser de l’argent depuis plusieurs mois. Si le service de la CAF supplée à hauteur de 400 € mensuels, la Saône-et-Loirienne peine à joindre les deux bouts dans un quotidien où chaque euro compte. Elle dénonce un « mépris » de la part des institutions, dont elle ne tire aucune réponse.

Dépitée, Amandine pousse la facture sur un coin de table. Le document annonce plus de 700 euros d’arriérés de cantine à payer pour ses deux enfants de 10 et 12 ans. Pour cette « maman solo » séparée depuis plusieurs années de son ex-conjoint, la somme est tout simplement impossible à débourser. D’autant plus que le père, qui travaillerait de façon saisonnière dans des restaurants d’une ville puis d’une autre, a cessé de payer la pension alimentaire depuis plusieurs mois. « C’est un sketch », répète cette habitante d’un petit hameau du Charolais.

L’ex-médiatrice familiale, qui vient tout juste de commencer un nouvel emploi dans un foyer d’accueil médicalisé, doit faire tenir toutes ses charges – eau, électricité, essence, alimentation, inscription au foot pour le petit dernier… – dans une très mince enveloppe de 1 100 € par mois, dont 400 € d’allocation de soutien familial versés par l’Agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires (Aripa), un organisme géré par la CAF (lire par ailleurs). Depuis juillet 2025, le tribunal judiciaire de Chalon-sur-Saône a pourtant réévalué la « contribution paternelle à l’entretien et à l’éducation » à 250 € par enfant, soit 500 € mensuels au total. Si l’Aripa supplée la désertion paternelle à hauteur de 400 €, la famille monoparentale doit se priver de 100 € chaque mois, malgré la décision de justice. Pour Amandine, cette somme n’est rien de moins qu’une « facture de cantine par exemple, la seule dette que j’ai aujourd’hui ».

Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés

Un petit exploit qui demande une grande organisation. Au quotidien, c’est le « système D » qui prime. Le trio tient financièrement grâce à la solidarité familiale et amicale : « J’habite dans une maison sur la propriété de mon père, je paye un très petit loyer », explique Amandine. Pour diminuer la facture d’électricité l’hiver, les enfants ont déménagé de leur chambre à l’étage – « une passoire thermique » – pour le rez-de-chaussée. Résultat : un budget qui est passé de 250 € à 100 € chaque mois. « C’est non négligeable. »

Pour covoiturer les enfants à l’arrêt de bus – un trajet de 18 km aller-retour à travers des bocages dont le charme ne parvient pas à faire oublier la cherté du carburant – Amandine a aussi créé un groupe WhatsApp avec ses voisines. L’abri situé sur la placette à deux pas de leur petite maison ne dessert pas l’établissement de sa fille, malgré les demandes répétées des mères du village pour obtenir une dérogation pour le ramassage scolaire. « De la démerde », résume-t-elle, laconique.

Mais le quotidien devient encore plus lourd quand, face aux institutions, Amandine a aussi l’impression de devoir faire preuve de « démerde ». Pour tenter de toucher ces 100 € indispensables, la mère de famille a contacté l’Aripa à de multiples reprises – « je les ai appelés tous les mois », corrige-t-elle. Dans un dernier courrier daté du 28 août, le service de la CAF répond : « Depuis décembre 2025, [le père] est insolvable. […] De nouvelles recherches seront effectuées et un contrôle réalisé afin de contrôler l’insolvabilité de monsieur. » « Mon avocate m’a dit qu’on ne pouvait rien faire », déplore Amandine. L’insolvabilité est en effet un cul-de-sac administratif (lire par ailleurs). Ne lâchant rien, la mère a également déposé une plainte en novembre 2025 contre son ex-conjoint pour « abandon de famille ». Un délit consistant à ne pas verser, pendant plus de deux mois, une pension alimentaire imposée par une décision de justice. Il est puni de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. « La police m’a dit qu’il y avait six ans d’attente pour honorer le dépôt de plainte », lâche-t-elle d’une voix blanche. À cette plainte vient s’ajouter une autre pour maltraitance de son fils contre son ex-compagnon. Pour l’heure, Amandine assure qu’aucune procédure n’avance.

Dans sa petite cuisine-salle à manger où s’entassent les dossiers administratifs, Amandine se lève soudain, se massant nerveusement le cou. « C’est tellement honteux de mépriser les gens comme ça, grince-t-elle. Je ne me sens pas du tout soutenue au niveau de l’État. Je ressens beaucoup d’injustice. La France, c’est vraiment le pays des droits de l’homme, pas de la femme. » Si elle assure aller bien désormais, Amandine concède que, sans ses proches, elle « ne serait pas là aujourd’hui ». « Chaque combat a été un échec, dit-elle. Alors je veux donner l’alerte pour les autres. »

Après avoir couché avec des noirs et vivant aux crochet de la société, Amandine a donc trouvé les véritables responsables : les hommes blancs qui refusent de payer la facture.

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