John McEnroe
Démocratie Participative
\n03 septembre 2025
La rentrée scolaire du 1er Septembre 2025, n’est que la suite du Curé de Tours. L’abbé Trouvert qui monte socialement, en tant que fonctionnaire, ne fait que préfigurer ses idiots de professeurs blancs alphabétisant des africains dans une des plus belles provinces de France. L’abbé Trouvert a déjà pour véritable dirigeant de la France, Rothschild, et c’est Marguerite Stern de la tribu qui vient s’offusquer du remplacement que la secte a organisé.
Quel visage aura la France 🇫🇷 dans vingt ans ?
Un pays c’est une culture, mais aussi un peuple. Il faut être cynique, candide ou aveugle pour ne pas être choqué par l’effacement des blancs.pic.twitter.com/ijX4jJZlSJ
— Marguerite Stern (@Margueritestern) September 2, 2025
Parcourant Le Curé de Tours, petit chef d’œuvre de Balzac de 1832, je me demandai en cette rentrée scolaire de 2025, quelle filiation il y avait entre les deux évènements. Personne ne lit Balzac chez les moins de trente ans. La cancel culture s’applique de fait plus par l’ignorance généralisée et le faible niveau scolaire, que par des mesures coercitives. On nommera, ou renommera peut-être après une cinquième Coupe du Monde gagnée, dans vingt ans, les collèges de France Kilian M’Bappé. La question sera réglée. Le problème est donc racial. Il n’est pas impossible que d’ici dix ans, le collège Rabelais, et Ronsard, deviennent collège M’Bappé et Dembelé.
Le Curé de Tours fait parti du tryptique Les Célibataires, comptant l’existence misérable et ratée d’êtres vivant seuls, n’enfantant pas pour les femmes et finissant avec un chat – c’est déjà écrit dans Pierrette -, ou se tournant vers un Dieu soumis non à la communauté, mais au Code Civil, comme ce bon curé de Tours. Le livre comme toujours chez Balzac analyse les nouveaux rapports sociaux, la montée de la bourgeoisie au pouvoir, héritée de la Révolution, du Code civil, et des nouveaux rapports de force. L’Eglise devient alors une partie de cette bourgeoisie.
Un résumé de l’œuvre se trouve ici :
https://www.balzac-analyse.com/tome-viii-le-cure-de-tours/
Un très bon film avec Jean Carmet et Michel Bouquet est visible.
L’originalité et le génie du livre tient dans sa conclusion, celui de sortir un propos général d’un fait divers. Je la pose ici, en mettant en gras, les passages que je juge finaux, définitifs ; condamnables en 2025.
Nul doute que Troubert n’eût été en d’autres temps Hildebrand ou Alexandre VI. Aujourd’hui l’Église n’est plus une puissance politique, et n’absorbe plus les forces des gens solitaires. Le célibat offre donc alors ce vice capital que, faisant converger les qualités de l’homme sur une seule passion, l’égoïsme, il rend les célibataires ou nuisibles ou inutiles. Nous vivons à une époque où le défaut des gouvernements est d’avoir moins fait la Société pour l’Homme, que l’Homme pour la Société. Il existe un combat perpétuel entre l’individu contre le système qui veut l’exploiter et qu’il tâche d’exploiter à son profit ; tandis que jadis l’homme réellement plus libre se montrait plus généreux pour la chose publique. Le cercle au milieu duquel s’agitent les hommes s’est insensiblement élargi : l’âme qui peut en embrasser la synthèse ne sera jamais qu’une magnifique exception ; car, habituellement, en morale comme en physique, le mouvement perd en intensité ce qu’il gagne en étendue. La Société ne doit pas se baser sur des exceptions. D’abord, l’homme fut purement et simplement père, et son cœur battit chaudement, concentré dans le rayon de sa famille. Plus tard, il vécut pour un clan ou pour une petite république ; de là, les grands dévouements historiques de la Grèce ou de Rome. Puis, il fut l’homme d’une caste ou d’une religion pour les grandeurs de laquelle il se montra souvent sublime ; mais là, le champ de ses intérêts s’augmenta de toutes les régions intellectuelles. Aujourd’hui, sa vie est attachée à celle d’une immense patrie ; bientôt, sa famille sera, dit-on, le monde entier.
Ce cosmopolitisme moral, espoir de la Rome chrétienne, ne serait-il pas une sublime erreur ? Il est si naturel de croire à la réalisation d’une noble chimère, à la fraternité des hommes. Mais, hélas ! la machine humaine n’a pas de si divines proportions. Les âmes assez vastes pour épouser une sentimentalité réservée aux grands hommes ne seront jamais celles ni des simples citoyens, ni des pères de famille. Certains physiologistes pensent que lorsque le cerveau s’agrandit ainsi, le cœur doit se resserrer. Erreur ! L’égoïsme apparent des hommes qui portent une science, une nation, ou des lois dans leur sein, n’est-il pas la plus noble des passions, et en quelque sorte, la maternité des masses : pour enfanter des peuples neufs ou pour produire des idées nouvelles, ne doivent-ils pas unir dans leurs puissantes têtes les mamelles de la femme à la force de Dieu ? L’histoire des Innocent III, des Pierre-le-Grand, et de tous les meneurs de siècle ou de nation prouverait au besoin, dans un ordre très élevé, cette immense pensée que Troubert représentait au fond du cloître Saint-Gatien.
Saint-Firmin, avril 1832.
Balzac fait le bilan de l’église post révolutionnaire, morte de son mal original, son cosmopolitisme, qui finit par la tuer faute de véritable réforme en 2 000 ans. Le sublime original, se transforme en sublime erreur. “Le cosmopolitisme qui n’a jamais été un problème mortel quand l’homme vivait en clan ou dans une patrie anarchiste. La monarchie c’est l’anarchie plus un.’’ disait Maurras, devient insoluble à l’heure des progrès techniques, de la prise de pouvoir de la bourgeoisie et de la finance cosmopolite, La Maison Nucingen évoquant bien la prise de pouvoir financier de la maison Rothschild en France, ainsi qu’Illusions perdues. Le cosmopolitisme moral ne peut s’entendre que dans le cadre maximum d’une nation aux frontières bien définis. Au-delà, ce n’est que la lutte de tous contre tous, enrobée dans des mots vides de sens.
Nul besoin d’attendre Le Capital de Marx finalement… tout est déjà chez ce grand malade de Balzac – 93 livres en 51 ans -, depuis deux-cents ans d’une Restauration ne restaurant rien mais qui instaura le règne de la finance et la médiocrité bourgeoise, à laquelle l’Eglise, ayant perdu son autonomie depuis le 4 Octobre 1790, s’agrège le plus naturellement du monde.
Dans ce livre, l’abbé Troubert, un homme intelligent, qui aurait été héroïque aux temps héroïques, parvient aux temps bourgeois à simplement monter socialement par la maîtrise intellectuelle du Code civil et du pouvoir en place. ‘’Ce cosmopolitisme moral, espoir de la Rome chrétienne, ne serait-il pas une sublime erreur ? ’. Phrase à apprendre par cœur.
Birotteau est l’éternel brave français sans malice écrasé depuis deux cents ans, qui deviendra le courageux soldat sacrifié à la guerre, puis pour ceux ayant survécu aux deux guerres, le beauf français décrit avec un humour raffiné par Charlie hebdo. Du Colonel Chabert éternel amoureux de sa femme au Gilet jaune éborgné par naïveté et croyance en la bienveillance de l’État, en passant par le colleur d’affiche assassiné dans les années 1980 car collant pour le Front National, dans l’indifférence et le génie bourgeois ; tout est déjà chez ce brave Birotteau sans malice, finissant sur un banc, sans argent. Attendant la mort dans l’indifférence.
Le bourgeois plus rusé que brillant, utilise son énergie dans une époque misérable à de funestes causes, se complaisant dans la solitude, il ne crée rien de pérenne, se borne aux limites de son existence, toujours soumise au capital cosmopolite, dans une perspective de survie génération après génération, il finit naturellement par mourir. Dans un registre légèrement inférieur à Balzac, c’est ce que raconte le livre de Bégaudeau sur la bourgeoisie. Tous les personnages de ce Curé de Tours meurent dans la solitude et l’oubli car les buts de cette nouvelle société n’ont plus rien d’organique. Le catholicisme n’est plus qu’une survivance d’un monde mort, qui n’existe plus que par nécessité de combler un vide. L’abbé Troubert serait aujourd’hui youtuber, coach en séduction ou influenceur à Dubai ; la nouvelle bourgeoisie toujours soumise au cosmopolitisme. Même si la France est en danger de mort, la bourgeoisie ne cessera jamais de vouloir vendre des pantalons à une jambe. Il s’agit toujours de gagner de l’argent, mais dans quel but ?
Ce roman est celui de l’éternelle défaite des braves gens aux dépens des rusés, des mesquins, qui finissent par s’élever dans la société.
Comme tous les grands esprits, Balzac est réactionnaire. On peut supposer qu’il n’aurait pas été gauchiste. Aurait-il penché vers Moscou la troisième Rome, vers un national socialisme français et européen, ou aurait-il milité pour un retour de la France chrétienne et monarchique ? Balzac, sans pouvoir le prévoir, a déjà prévu, et n’aurait pas été étonné de la rentrée 2025 africaine à Tours. Métonymie de la France et du monde blanc.
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