La Rédaction
Démocratie Participative
\n13 avril 2026
Précédemment : Orban écrasé par le peuple hongrois
Je dois dire que voir les sycophantes de la droite juive américaine pleurer à chaudes larmes sur le cadavre politique d’Orban est particulièrement satisfaisant.
C’est un jour sombre dans l’histoire de l’Europe.
This is a dark day in European history.
— Eva Vlaardingerbroek (@EvaVlaar) April 12, 2026
Ces gens agissent sans aucune honte comme agents de Washington contre les intérêts de l’Europe.
Ces scammeurs cooptés par Musk vivent mentalement en Amérique et pensent que les Européens en font autant.
Lors du CPAC Hongrie 2026, j’ai abordé ce qui me semble être le problème le plus important de notre époque.
L’Europe s’engage sur la voie d’un génocide des Blancs, dont nos enfants sont les premières victimes.
Mais ne désespérez pas. Il n’est pas trop tard. Grâce à la remigration, nous pouvons reprendre possession de notre patrie et sauver l’Europe.
At CPAC Hungary 2026 I addressed what I believe to be the most important issue of our time.
Europe is on a path to white genocide — of which our children are the primary victims.
But do not despair. It’s not too late. Through Remigration we can reclaim our home and save Europe. pic.twitter.com/FVvYF7uQ7h
— Eva Vlaardingerbroek (@EvaVlaar) March 22, 2026

Il ne fallait pas être grand clerc pour le comprendre.
Les participants se levant pour l’hymne national américain lors du CPAC Hongrie. Une image peu flatteuse pour une conférence réunissant des patriotes européens autoproclamés, même en temps normal, mais particulièrement désastreuse au lendemain du fiasco du Groenland et du détroit d’Ormuz.
Bibi Netanyahu devait initialement être l’un des principaux orateurs de cet événement avant de se désister. Cela n’a aucun attrait naturel en Europe et fournit à la gauche des munitions parfaites pour dépeindre la droite populiste comme un import sans racines, centré sur Trump, qui adhère aveuglément au sionisme du Likoud alors même que les Européens voient leur niveau de vie se détériorer à cause de cela.
Attendees standing for the American national anthem at CPAC Hungary. Bad optics for a conference of ostensible European patriots at the best of times but horrible shortly after the Greenland & Hormuz fiasco.
Bibi Netanyahu was originally scheduled as a featured speaker at this… pic.twitter.com/Kb4wqgTKa0
— Keith Woods (@KeithWoodsYT) March 24, 2026
La plateforme d’Orban était obsolète. Il continuait d’exploiter le filon de l’immigration syrienne 11 ans après, pensant que ça suffirait à gagner les élections éternellement.
Au reste, aucun politicien ne devrait être admiré au motif qu’il mène une politique anti-immigration — et Orban n’en menait une qu’en surface, organisant une immigration économique de plus en plus massive.
Personne ne célèbre un chef d’état au prétexte qu’il aurait déclaré s’opposer à toute invasion de son pays par une armée étrangère. Ou bien qu’il allait mettre les criminels en prison. C’est la fonction de base d’un état. Si on trouve exceptionnel qu’un politicien dise des trucs évidents, on banalise implicitement les idées politiques les plus aberrantes. Le refus de l’immigration ne doit pas être une “politique”, mais un pré-requis aussi évident que 2 et 2 font 4. C’est dans ce cadre que les politiciens doivent être contraints d’opérer, le prix du ticket d’entrée pour n’importe qui veut participer à la discussion.
D’ailleurs Orban n’a jamais été un opposant à quoi que ce soit de sérieux. Sous Obama, il était le premier à faire arrêter des nationalistes blancs américains pour complaire au Parti démocrate.
Il n’a démantelé aucune loi antiraciste et le “négationnisme” est puni de trois ans de prison en Hongrie (contre un an en France !).
Mais surtout, Orban s’est pris au sérieux. À force de s’écouter parler, il a fini par vouloir boxer très au dessus de sa catégorie. Quand votre pays compte 10 millions d’habitants avec une économie pesant 7% du PIB français, exiger un droit de veto sur les décisions politiques du continent est outrancièrement irréaliste. Pour exister, il en était venu à agir comme si la petite Hongrie était le pivot géopolitique de l’Europe, transformant son pays en proxy de n’importe quel état non-européen ayant un contentieux avec le reste du continent.
Orban a fait de la Hongrie un cheval de Troie en location. Il n’y a pas une puissance extra-européenne hostile qui n’ait pas été reçue sur un tapis rouge à Budapest. C’était un agressif partisan de la colonisation économique chinoise, moyennant quelques inavouables pots-de-vin.
Amérique, Chine, Israël, Turquie, etc.., au final Orban doit être le seul représentant du tiers-mondisme dont nous parle la droite pro-israélienne matin, midi et soir.
C’est ce qui se passe quand vous êtes atteint d’autisme souverainiste et que vous êtes par ailleurs un politicien corrompu au dernier degré : pour une valise de cash, vous devenez l’idiot utile des adversaires revendiqués de l’Europe, générant une défiance généralisée dans votre voisinage.
In fine, ça ne marche pas électoralement — puisqu’il s’agit d’élections : la Hongrie est en Europe et les Hongrois n’ont pas envie d’être isolés pour permettre à Orban de faire des deals inavouables avec le Parti communiste chinois où la famille Trump.
La sanction était inévitable.
L’ère 2010 est terminée. Nous sommes en 2026, la situation géopolitique globale a redéfini les blocs. L’Europe est attaquée de toutes parts, et d’abord par les États-Unis. Sous la pression croissante de ces blocs hostiles, un sentiment patriotique européen ne peut que progresser dans l’opinion.
Le “souverainisme” qui identifiera toujours le reste de l’Europe comme l’ennemi prioritaire, quitte à s’allier avec n’importe qui, n’a pas de perspective dans un tel contexte. Quiconque décidera de s’allier avec les adversaires revendiqués de l’Europe se condamnera à la marginalisation électorale.
Bien entendu, cette évidence échappe à la pauvre Le Pen qui reste sur cette ligne d’un autre âge.
💬”Viktor est un visionnaire et surtout un pionnier”
À l’approche des législatives en Hongrie, Marine Le Pen apporte son soutien au Premier ministre Viktor Orbán#BFM2 pic.twitter.com/uNOfeh7ev5
— BFM (@BFMTV) March 23, 2026
La séquence autistique avec le retrait des drapeaux européens de quelques mairies RN participe de ça.
Je fais confiance à Marine Le Pen : c’est au moment où cette ligne échoue spectaculairement qu’elle va en faire deux fois plus.
Elle ne peut pas ne pas rater quelque chose.
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