Moment Hyperborée : l’opinion européenne considère désormais l’Amérique comme ennemie de l’Europe – Démocratie Participative

Moment Hyperborée : l’opinion européenne considère désormais l’Amérique comme ennemie de l’Europe

La Rédaction
Démocratie Participative
\n23 janvier 2026

L’Europe raciale prend conscience d’elle-même et c’est la brutalité du golem orange qui en est le principal carburant.

Le Grand Continent :

La cinquième vague de notre Baromètre de l’opinion publique européenne Eurobazooka met au jour ce que l’on peut désormais qualifier de « moment Groenland ». Elle révèle une évolution considérable et ciblée : en l’espace d’un an de présidence Donald Trump, les États-Unis ont changé de statut dans l’opinion européenne. Sans que les autres grandes menaces géopolitiques ne se transforment significativement, Washington cesse progressivement d’être perçu comme un allié structurellement fiable et extérieur au champ de la guerre européenne.

Lors des vagues précédentes, la défiance envers les États-Unis s’était installée, nourrie par l’imprévisibilité de Donald Trump et la remise en cause de principes politiques et stratégiques fondamentaux.

La vague de janvier 2026 marque une étape supplémentaire, jusqu’alors inimaginable : une part significative des Européens envisage désormais les États-Unis comme une menace potentielle, en particulier à la lumière des positions adoptées par Donald Trump sur le Groenland.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’une réponse européenne incluant une posture militaire défensive face aux États-Unis devient non seulement pensable, mais majoritairement soutenue.

Le « moment Groenland » ne traduit pas une panique générale, mais le franchissement d’un seuil : la relation transatlantique est désormais comprise par l’opinion comme un sujet pour la sécurité européenne.

La question du Groenland occupe une place centrale dans l’espace public européen de cette vague de notre baromètre Eurobazooka. La quasi-totalité des Européens interrogés déclarent avoir entendu parler des prises de position de Donald Trump sur ce territoire et comprendre clairement de quoi il s’agit.

Ce niveau de notoriété est inhabituel pour un sujet de politique internationale, qui ne relève ni d’un conflit en cours ni d’une crise immédiate impliquant directement les pays sondés.

Ce résultat signale une rupture nette avec la relation ordinaire des opinions publiques européennes aux affaires internationales. Le Groenland n’apparaît pas ici comme un dossier lointain, technique ou réservé aux spécialistes de la géopolitique.

Il devient un sujet largement médiatisé, compris et approprié, qui pénètre profondément les sociétés européennes. Autrement dit, la géopolitique — longtemps cantonnée à des cercles experts — s’installe au cœur des préoccupations d’une large majorité de citoyens.

Cette centralité se confirme dans la manière dont les Européens qualifient les déclarations de Donald Trump. Dans l’ensemble des sept pays sondés, 84 % des répondants jugent ces propos « graves », dont 63 % les considèrent comme « très graves ».

Ce niveau de sévérité est remarquable : il traduit un rapport de forte intensité émotionnelle et politique à l’événement, bien au-delà d’une simple désapprobation diplomatique.

Plus encore, cette perception de la gravité est largement partagée à l’échelle européenne. Les écarts nationaux sont faibles : l’Italie, la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Belgique présentent des niveaux de jugement très proches de ceux observés au Danemark, pourtant pays directement concerné par la question du Groenland. Cette convergence, rare sur un sujet de politique étrangère, témoigne de la constitution d’un diagnostic européen commun.

Dans ce paysage largement aligné, la Pologne se distingue légèrement.

Une majorité des répondants y qualifie bien les propos de Donald Trump de « graves » (62 %), mais le pays compte aussi une minorité plus importante qu’ailleurs de sondés qui les jugent « pas graves » ou qui ne se prononcent pas. Cette hésitation relative peut s’interpréter à la lumière de la trajectoire politique polonaise : un pays durablement atlantiste depuis la fin du communisme, où subsiste une frange significative d’électeurs très conservateurs, parfois sensibles au discours trumpiste, et pour lesquels la critique des États-Unis demeure plus délicate.

Au-delà de cette appréciation de la gravité, la question la plus structurante est sans doute celle qui porte sur la qualification d’une éventuelle intervention militaire américaine au Groenland. Interrogés sur ce point, 81 % des Européens estiment qu’une telle intervention constituerait un « acte de guerre contre l’Europe », dont 53 % répondent « tout à fait ». Ce chiffre est particulièrement marquant.

Il montre à quel point les déclarations répétées de Donald Trump, évoquant explicitement la possibilité d’un recours à la force, sont désormais reçues par les opinions européennes comme relevant potentiellement du registre de la guerre. Là encore, le consensus est très large entre les pays sondés, même si une partie des répondants polonais se montre un peu plus réservée ou hésitante.

Ce premier ensemble de résultats permet ainsi d’identifier ce que l’on peut appeler un « moment Groenland » : non pas une montée générale de la peur mais le franchissement d’un seuil symbolique majeur — celui où l’hypothèse d’un conflit impliquant un allié historique cesse d’être impensable et devient explicitement formulable dans l’opinion publique européenne.

Le résultat sans doute le plus marquant de cette nouvelle vague réside dans le soutien très net des Européens à l’envoi de troupes au Groenland.

À l’échelle des pays sondés, 63 % des répondants se déclarent favorables à cette option, contre 28 % qui s’y opposent, tandis que seuls 9 % ne se prononcent pas.

Ce dernier chiffre est particulièrement faible. Il révèle à quel point la question suscite des réactions fortes et relativement tranchées au sein des opinions publiques européennes, là où les sujets de politique étrangère donnent habituellement lieu à des niveaux d’indécision plus élevés.

Le soutien à l’envoi de troupes est particulièrement massif au Danemark, pays directement concerné par la question du Groenland : 84 % des répondants s’y déclarent favorables, contre seulement 7 % opposés. Ce niveau d’adhésion traduit une mobilisation nationale exceptionnelle face à une situation perçue comme mettant en jeu la souveraineté et la sécurité du pays.

Sans atteindre de tels scores, le soutien demeure nettement majoritaire dans l’ensemble des autres pays sondés. Une nouvelle fois, la Pologne se distingue par un profil plus hésitant. Les opinions opposées à l’envoi de troupes (32 %) et celles qui ne se prononcent pas (27 %) y sont particulièrement nombreuses, dessinant une opinion plus incertaine et divisée face à la perspective d’un rapport de forces militaire avec un allié historique.

Les résultats relatifs à la relation entre l’Europe et les États-Unis convergent vers un diagnostic désormais largement partagé : celui d’une dégradation profonde et durable du lien transatlantique. Interrogés sur l’évolution de cette relation, 83 % des Européens estiment qu’elle se dégrade, contre seulement 2 % qui jugent qu’elle s’améliore. Les réponses intermédiaires restent minoritaires (13 %), et l’indécision est marginale (2 %). Ce constat s’impose avec une remarquable homogénéité dans l’ensemble des pays sondés, y compris dans ceux historiquement les plus atlantistes.

Cette perception se traduit par une relecture stratégique explicite. Lorsqu’on interroge les Européens sur la manière dont l’Union devrait désormais assurer sa défense, 73 % estiment qu’elle ne doit plus compter que sur elle-même, sans miser sur le soutien des États-Unis, contre 22 % qui considèrent qu’elle peut encore s’appuyer sur Washington.

Le résultat est massif et transversal, atteignant 81 % en France, 79 % en Belgique et 73 % en Allemagne, mais restant majoritaire dans l’ensemble des pays étudiés. Le faible niveau de non-réponse (5 %) indique que cette question fait désormais l’objet d’un jugement structuré.

Ce décrochage vis-à-vis de l’allié américain ne débouche toutefois ni sur un isolement stratégique, ni sur un basculement vers une autre puissance. L’hypothèse d’un alignement alternatif, notamment avec la Chine, demeure très marginale (4 %).

J’appellerais ça le “moment Hyperborée”, le moment où les Blancs d’Europe réalisent qu’ils forment une même race menacée par des ennemis existentiels déterminés à les humilier, les asservir, les détruire.

Ce mouvement d’opinion continental démontre que les états-nations hérités des 18 et 19e siècles ne sont guère plus que l’équivalent des régions actuelles et que l’homogénéité des sentiments est indiscutable. Les différences linguistiques n’ayant aucune prise sur leur formation en temps réel que ce soit à Bucharest, Berlin ou Rome.

Le Groenland incarne Hyberborée dans l’imaginaire européen, le monde septentrional mythique que décrivait déjà Hésiode il y a près de 3 000 ans : c’est le seuil nordique de notre continent, la porte vers le monde des dieux de la race aryenne.

Les Européens ne tolèrent pas l’idée d’être encerclés par le Nord parce que cela obscurcit cet espace imaginaire collectif fondamental.

Si nous percevons le Sud comme fondamentalement étranger et hostile, il n’en va pas de même du Nord. Pour un homme blanc d’Europe, le Sud se situe sous ses pieds tandis que le Nord se situe au dessus de sa tête. Le Nord est non seulement son monde, mais l’étage géographique supérieur de son esprit, là d’où il provient racialement et psychiquement et où il retourne à sa mort, l’équivalent du Ciel de la tradition aryenne.

Les Européens ne peuvent pas l’articuler en ces termes, mais c’est ce qui explique l’homogénéité et l’intensité émotionnelle de leur réaction.

Les Européens ne toléreront jamais que des puissances non-européennes contrôlent le pôle Nord et le Groenland.

Nos frères de race comprennent, sans même que cela leur soit expliqué, que la prédation israélo-américaine dont Trump est le masque n’est qu’une forme extrême du despotisme oriental, mi juif mi nègre, qui les répugne d’instinct.

Le tiers-monde, au sens strict.

Pas étonnant que Tzigane sioniste Orban figure en bonne place aux pieds de cette Amérique-là.

Dans l’adversité, la vieille race blanche d’Europe se réveille, se défait de ses ennemis intérieurs et extérieurs et se donnera un nouveau destin.

Les idiots utiles du souverainisme pro-Trump sont déjà des reliques du passé.

« Ni à pied ni sur des navires tu ne pourrais parcourir la route merveilleuse vers les Hyperboréens.
Chez eux, ni la destinée ni la maladie n’approchent ;
sans labeur ni vieillesse ils vivent, loin des combats par le feu ou le fer,
avec des cœurs sereins, sans nécessité oppressante.
Respirant une audace d’esprit, le fils de Danaé [Perseus] jadis se rendit à leur assemblée de bienheureux,
et Athéna le guida.
Il tua la Gorgone, et rapporta la mort de pierre aux insulaires,
la tête aux cheveux de serpents qui scintillait.
À moi, rien de ce que font les dieux ne paraît incroyable. »

Pindare