La Rédaction
Démocratie Participative
\n26 janvier 2026
C’est l’urgence d’Emmanuel Macron : abolir l’anonymat sur les réseaux sociaux d’ici à septembre 2026.
C’est en tout vas l’intention affichée par le gouvernement au prétexte de vérifier l’âge des mineurs.
🔴 Réseaux sociaux : interdiction dès septembre ? ➡️”[…] une loi va être débattue en procédure accélérée […] La responsabilité des plateformes, c’est de s’assurer que des mineurs de moins de 15 ans ne seront pas inscrits. Elles auront 4 mois pour le faire”, dit Édouard Geffray pic.twitter.com/M5TNBu7PSj
— franceinfo (@franceinfo) January 26, 2026
RTL :
C’est “un combat” qu’il porte depuis “deux ans et demi”. L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a annoncé, sur RTL ce lundi 26 janvier, que l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026, si “le texte est adopté aujourd’hui”. Cette loi vise, selon Gabriel Attal, à “protéger nos jeunes, nos enfants”.
Les députés devront en effet se prononcer ce lundi sur cette interdiction soutenue par Emmanuel Macron et son gouvernement. La proposition de loi des députés du groupe Renaissance sera examinée à partir de 16h, et devrait sauf surprise recevoir le feu vert de l’Assemblée. Le texte ira ensuite au Sénat.
“Si le texte est adopté, il devrait être examiné au Sénat à la mi-février, ça veut dire qu’en un mois il peut être adopté et qu’au 1er septembre l’interdiction entrera en vigueur pour les nouveaux comptes qui seront créés”, assure le chef de file des députés Renaissance.
Sur RTL, Gabriel Attal ajoute que “les plateformes de réseaux sociaux auront jusqu’au 31 décembre 2026” pour désactiver les comptes qui existent déjà et qui ne respecteraient pas la nouvelle loi en vigueur.
Pour vérifier l’âge des utilisateurs, l’ancien Premier ministre évoque différentes pistes comme celle d’un outil qui utiliserait “la reconnaissance faciale de l’âge” ou encore un autre qui fonctionnerait à partir d’un “document d’information” à télécharger. “Ni l’État, ni les plateformes de réseaux sociaux ne disposeront de ces données”, assure-t-il.
L’État disposerait de ces informations sur simple demande des juifs.
En prenant exemple sur TikTok ou d’autres réseaux sociaux venus des États-Unis, Gabriel Attal voit également qu’un “certain nombre de puissances veulent, à travers ces plateformes, coloniser les cerveaux. En général, on sait assez peu de choses sur les algorithmes. Parfois, ces algorithmes eux-mêmes ne sont pas utilisés dans les pays d’où ils viennent, comme TikTok avec la Chine”.
Il y a bien une colonisation des cerveaux, mais ce n’est pas la Chine qui en est en à l’origine. Les réseaux sociaux français, ou occidentaux, ne sont pas saturés de journalistes, d’acteurs, d’intellectuels ou d’hommes politiques chinois qui dicteraient notre façon de penser.
Il faut regarder ailleurs.
LONG CUT : Adam Presser, le nouveau PDG de TikTok sous la direction de Larry Ellison, a déclaré l’année dernière au Congrès juif mondial :
• Ils ont fait du terme « sioniste » un « attribut protégé » afin de le qualifier de « discours haineux » s’il est utilisé dans un contexte négatif (le CJM a fait pression pour obtenir ce changement).
• TikTok a *triplé* le nombre de comptes qu’il a bannis pour « activité haineuse » « au cours de l’année 2024 » (c’est-à-dire après le 7 octobre).
• TikTok se concentre « particulièrement » sur la lutte contre « l’antisémitisme », ce qui touche personnellement Presser en tant que « membre de la communauté juive américaine ».
• Tout en bannissant les détracteurs d’Israël pour « discours haineux », ils se sont également associés à des créateurs israéliens (et à certains créateurs non israéliens) pour produire du contenu positif de hasbara.
• Ils disposent de plus d’une vingtaine d’organisations juives qui leur fournissent « en permanence » des « renseignements » sur les « tendances violentes », dont le WJC, et ces groupes les aident à déterminer « ce qui constitue un discours haineux ».
• Ils « passent beaucoup de temps » avec des créateurs juifs/israéliens pour découvrir « quels autres outils ils pourraient rechercher » dans la lutte contre l’antisémitisme.
ZOOM OUT : Le gouvernement américain a interdit TikTok pour réprimer les critiques à l’égard d’Israël, a forcé sa vente à un consortium d’« investisseurs » dirigé par le milliardaire sioniste et grand donateur de l’armée israélienne Larry Ellison, et voici maintenant leur nouveau PDG.
LONG CUT: Adam Presser, TikTok’s new CEO under the Larry Ellison takeover, told the World Jewish Congress last year,
• They made “Zionist” a “proxy for a protected attribute” to designate it “hate speech” if used in a negative light (the WJC lobbied for this change).
• TikTok… https://t.co/TDnsfVvMqn pic.twitter.com/zkaHy7WLCL
— Chris Menahan 🇺🇸 (@infolibnews) January 25, 2026
Le timing semble lié aux élections présidentielles. J’imagine qu’un scénario “d’ingérence russe” est étudié pour possiblement légitimer le trucage du vote.
Si la loi est votée, la purge des réseaux sociaux serait massive, y compris sur Twitter.
Le RN, dont les sympathisants et électeurs sont pourtant visés indirectement, s’enthousiasme du projet macroniste, bien que ses députés déplorent qu’il “n’aille pas assez loin”. Ils souhaiteraient apparemment voir les Français suspects d’antisémitisme être déportés en “Israël” pour répondre de leurs propos sur les réseaux sociaux devant des tribunaux rabbiniques.
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : @thierryperez_ évoque “une urgence de santé publique”, mais une proposition de loi “réduite à sa portion congrue”. Il indique que le groupe @groupeRN_off la soutiendra car “toute avancée mérite d’être votée”. #DirectAN pic.twitter.com/ARAJbugtt4
— LCP (@LCP) January 26, 2026
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