La Rédaction
Démocratie Participative
\n17 mai 2026
Un débat semble apparaître au sujet des Dreamers : faut-il les ébouillanter ou les sanctifier ?
J’ai fait un cauchemar : Macron nous confine avec le #hantavirus et tu te retrouves dans une rue où Jackie, le boomer macroniste joue le DJ, pendant que des “French Dreamers” participent à la mascarade, en tapant sur des poubelles avec des bâtons. pic.twitter.com/XbvQwluNQ5
— ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ Kim Jong Un (@KimJongUnique) May 16, 2026
Ce qui fâche certains Blancs dans la critique des dreamers, c’est l’attaque contre une population inoffensive, désespérément désarmée, victime ultime dépourvue de toute conscience au point de ne pas savoir qu’elle est l’objet d’un débat.
C’est un peu comme si on tirait à la 12 sur des pandas. Ou comme si on faisait un croche-pied à un enfant trisomique. On passe pour un sadique qui abuse de sa force sur des gens faibles : le chemin le plus rapide vers le discrédit dans le monde blanc.
Certes. Certes.
Je crois que le débat ne se situe pas là.
Le débat ici touche à la culture. Et ce que sous-entendent les critiques qui visent ceux qui doutent des French dreamers, c’est qu’ils redoutent de finir comme eux, happés sous l’effet des lois de l’apesanteur, la masse aidant.
Ce n’est pourtant pas une crainte si idiote, pour une raison évidente : la démocratie de marché établit ses canons culturels sur le seul critère de la masse. Si cela plaît au plus grand nombre, c’est bien, beau et bon. Sinon, cela n’a pas de raison d’exister et ne sera donc pas financé, ni diffusé.
La bourgeoisie essaie de se garder de consommer les cochonneries dont elle gave la populace, ne serait-ce que pour survivre à l’empoisonnement généralisé. Mais nous savons aussi que c’est une science inexacte et que la contamination a toujours lieu.
N’observe-t-on pas des fils et filles de bonnes familles se mettre à l’africation comme des bouègres ?
Venons-en plutôt au véritable mal : la culture dans une démocratie marchande. Du jour où un État devient démocratique, la culture officielle est dictée par les caprices du plus grand nombre car la culture n’est plus qu’un bien de consommation qui doit être rentable. Or, ce plus grand nombre n’a aucune idée de ce qu’il peut bien vouloir puisqu’il ne pense pas par lui-même (relire « Psychologie des foules » de Gustave Le Bon).
En démocratie, la « culture », qui était auparavant un effort de conscience et de discipline éminemment politique – donc d’élite –, devient la somme des passions contradictoires des masses, par nature sujettes passives de toutes les suggestions. Les modes éphémères y dominent tout, pour apaiser une masse d’autant moins satisfaite qu’elle ne sait ce qu’elle cherche.
Aucune culture ne peut être grande sans durer, partant sans savoir ce qu’elle veut. Il est impossible pour une culture de durer sans une stabilité dans les goûts et les représentations. Sans volonté, sans but supérieurs, pas de grands artistes au sens plein du mot.
Une véritable culture n’est pas que le produit chaotique de l’imaginaire capricieux d’une foule idiote, c’est une conscience active qui s’empare de son destin avec la détermination de la force créative, la dompte, l’oriente, la soumet comme on soumet une femme ou une monture. C’est un équilibre précaire entre les forces antagonistes de la sauvagerie du cheval non apprivoisé et la maîtrise du cavalier. Toujours la main experte de l’homme guide la puissance de la bête.
En démocratie, le cavalier n’a plus de rênes. Tout comme chaque quidam peut en théorie se présenter aux élections et devenir président de la République, chaque gueux peut s’essayer à une forme d’art pour façonner la culture, surtout d’art d’emprunt : la chanson notamment. Avec succès, parfois. Sinon esthétique, du moins populaire.
Mais en démocratie c’est l’argent qui sert d’échelle de valeur et avec lui, le profit. De ce fait, est élu président celui qui a le parti de l’argent de son côté, et devient populaire celui qui satisfait les besoins de la bourgeoisie marchande de la même façon. Laquelle tient à ce que la populace soit économiquement rentable et politiquement calme.
La bourgeoisie veut la populace occupée à s’abrutir. Elle n’a pas le souci de la sortir de son ignorance ou de ses mauvais penchants, mais de les flatter pour qu’il ne lui vienne pas l’idée d’en sortir à ses dépens.
Jadis, la culture était affaire d’État, donc de politique. La classe dirigeante, l’aristocratie, ne se souciait pas des goûts de la plèbe et magnifiait son pouvoir. L’aristocratie était l’artiste. C’est pour cette raison que les deux classes qui ont fait la France, la classe des guerriers et des prêtres, ont couvert le pays de châteaux, de chansons de geste et de cathédrales. Vie, politique et art n’étaient qu’une seule chose.
Que pouvait bien leur foutre ce qu’en pensaient les paysans qui n’auraient rien eu à en dire, ni à proposer ?
Cette stabilité sociale et cette homogénéité de l’esprit et de la volonté ont fait l’art français et, au passage, la France. À la minute où la bourgeoisie a pris les commandes, les passions désordonnées ont donné naissance à deux phénomènes : le foisonnement créatif et l’assèchement. On a tout fait, tout essayé, surtout le pire, sans rien léguer de durable en vue de constituer une civilisation. Sous la fatigue de la nouveauté, il n’y a plus de tempérament pour leur servir de terreau.
L’individu démocratique n’a que faire de la civilisation. Le temps lui paraît long en tout, pour lui durer veut dire souffrir.
Sous la dictature des rois, des chevaliers et des prêtres, bourgeois et paysans cherchaient à imiter la culture supérieure des deux classes dominantes. Le haut commandait. Dès lors que l’imprimerie fit son apparition, tout le monde put s’imaginer artiste ou philosophe et ce fut la fin. L’art n’était plus au service d’un ordre et d’une finalité supérieure, mais une affaire de divertissement monnayé. La verticalité, remplacée par l’horizontalité, fut remplacée par une affreuse foire, non sans quelques expressions de talent spontanées.
La nostalgie n’est d’aucune aide : l’art, pour exister, doit disposer d’un public. La classe moyenne dispose de suffisamment de moyens pour capter la création marchande, donner libre cours à son absence de goût et l’imposer à l’univers. Et si, dans ce marais, un public peut faire preuve de bon goût, cent autres publics en auront de pire qui l’étoufferont comme les ronces les roses.
🇫🇷💚💍 SMILE | Un homme a demandé sa copine en mariage en plein Stade de France de Jul, hier soir ! pic.twitter.com/Vqe8kERdex
— Cerfia (@CerfiaFR) May 17, 2026
En Occident, le juif, maître de l’argent, ayant pris les commandes de l’art et de ses canaux d’expression, plus rien d’aristocratique, c’est-à-dire d’aryen – l’Aryen est celui des hommes du sang de nos ancêtres qui agit conformément à l’honneur que commandent de lui les dieux –, ne peut voir le jour.
Tout n’est que prétexte à rendre l’homme blanc plus idiot, plus prisonnier de ses mauvaises inclinations.
Comment voulez-vous, dans une démocratie de marché aux airs de porcherie, disposer d’une plèbe un peu plus éclairée, un peu plus fine que ce que ses penchants lui dictent et que les juifs et les dégénérés excitent de mille façons ? La foule, comme le porc, aime à se rouler dans ses déjections. C’est son instinct qui l’y porte.
Sans ordre social et économique différent, sans une structure de pouvoir différente qui la surplombe, qui pourrait tenir les enfants de notre race dans le sens attendu d’eux ?
Les dreamers sont des sujets passifs d’un système aliénant. Les aliénés sont très souvent heureux de leur sort, à la façon des alcooliques ou des drogués. Les priver de leurs vices est à leurs yeux un véritable crime contre la moralité publique.
S’il faut rejeter leurs usages, se contenter de s’en moquer ne résoudra rien. La seule chose qui peut apporter une solution à cette plaie est la réforme de l’État et de l’ordre social qui dicte à l’homme sa conduite.
Mais qu’on ne vienne pas me dire que la populace aurait un mot à dire en matière de culture. Rien n’est plus étranger à la culture que la démocratie. La culture est un fait de dictature, à commencer par la discipline à laquelle l’artiste doit se plier lui-même. Elle est injuste et élitiste, repose exclusivement sur la force pour s’imposer et dévore ceux qui échouent à créer.
L’art n’est qu’un autre champ de la lutte pour la survie. Les artistes s’affrontent et le public acclame le plus fort. Pour être complet, l’Aryen, le plus artiste de tous les hommes, doit dicter. Il impose son art en tout aux plus faibles, jusqu’à leur capitulation.
Clef de voûte de la culture et de l’État, l’art est à l’intersection de l’amour et de la mort, quête dont notre race a l’aspiration éternelle.
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