Les débiles suisses votent en faveur de l’identité numérique – Démocratie Participative

Les débiles suisses votent en faveur de l’identité numérique

La Rédaction
Démocratie Participative
\n30 septembre 2025

Les attardés qui citent sans arrêt la Suisse en modèle au prétexte que la plèbe peut voter sur tout et n’importe quoi devraient être arrêtés et sauvagement torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

Swiss Info :

Les citoyennes et citoyens suisses disposeront d’une carte d’identité numérique dès le troisième trimestre 2026, comme c’est déjà le cas dans la majorité des pays européens.

Les partisanes et partisans de l’identité électronique (e-ID) ont dû attendre jusqu’en milieu d’après-midi avant de pouvoir célébrer une victoire moins triomphale qu’attendue. Les Suisses ont finalement accepté de justesse, à 50,4%, le projet élaboré par les autorités.

Cette longue incertitude a étonné tout le monde, car les sondages réalisés au cours de la campagne donnaient jusqu’ici le oui gagnant avec une certaine marge.

Tous les indicateurs semblaient annoncer une large adhésion à l’e-ID. Un premier projet soumis au peuple en 2021 ayant été refusé dans les urnes, principalement en raison de sa gestion confiée à des privés, les autorités avaient misé sur une e-ID entièrement gérée par l’État, gratuite et facultative.

La démocratie est un fléau

Les partisanes et partisans du projet avaient constitué une large alliance pour défendre la loi sur l’e-ID: à l’exception de l’Union démocratique du Centre (UDC / droite conservatrice), tous les partis gouvernementaux la soutenaient.

Pour expliquer le résultat plus serré que prévu, le député vert Gerhard Andrey a estimé, au micro de la télévision publique francophone RTS, que le comité référendaire a réussi à jouer avec les peurs de la population. «La numérisation, c’est un fait: elle est présente dans notre vie professionnelle, personnelle, et aussi dans le monde politique», a toutefois affirmé celui que l’on considère comme le père du projet d’e-ID.

De son côté, Olga Baranova, la secrétaire générale de l’association CH++, qui a fait campagne en faveur de l’e-ID, a estimé que le travail «ne faisait que commencer», dans le journal Le TempsLien externe. Elle a toutefois relevé qu’il s’agira désormais de convaincre la population d’utiliser l’outil et aussi tenir compte des arguments de l’opposition.

L’OSE estime que «la possibilité de s’identifier en ligne de manière sécurisée à l’aide de l’e-ID étatique» permettra un accès facilité aux services des autorités suisses, ce qui bénéficiera particulièrement aux Suisses vivant à l’étranger. Elle espère également que l’e-ID facilitera l’accès à certains services privés, notamment bancaires.

Le scrutin constitue un jalon important dans la transformation numérique du pays. Une étape qui permet à la Suisse de rattraper son retard numérique sur d’autres États.

La Confédération a toutefois opté pour une approche prudente. L’identité numérique helvétique a été conçue comme une alternative aux documents d’identité physiques.

Il sera possible de s’en servir sur Internet, pour demander un extrait du casier judiciaire, un permis de conduire ou une attestation de résidence. Mais aussi pour prouver son âge lors d’un achat d’alcool en ligne par exemple. Dans ce cas, l’entreprise concernée n’aura pas accès à l’e-ID elle-même, le magasin ne verra que si l’âge minimum a été atteint.

En revanche, elle n’offrira pas de fonctionnalités supplémentaires à l’image des systèmes choisis par beaucoup d’autres États, qui permettent par exemple de se connecter aux services administratifs ou de signer des documents en ligne.

Le système peut toujours convaincre une majorité de demeurés de voter pour ce qu’il veut parce que :

  1. Les demeurés sont majoritaires
  2. Les demeurés sont demeurés

C’est pour cela que les médias existent dans une démocratie et qu’ils sont infiniment plus sophistiqués que les médias d’un régime autoritaire.

Il suffit de comparer l’expertise occidentale en matière de désinformation avec le pitoyable système de propagande chinois pour en prendre toute la mesure.

Nos suzerains ont décidé d’abolir l’anonymat sur internet pour que la population cesse de se plaindre des agissements des juifs. Ou plus exactement pour pouvoir identifier ceux qui se plaignent et les persécuter. L’année 2026 ne se passera pas avant que ce ne soit en vigueur en Europe.

Les paysans vont apprendre à aimer plus fortement la démocratie.