La Rédaction
Démocratie Participative
\n19 juillet 2026
Le dernier reportage de Vincent Lapierre est à chier (vous pouvez vous abstenir de lire ce qui va suivre à partir de là, si vous n’avez pas de temps devant vous).
Nous faisons ici la promotion de son contenu depuis longtemps (à chaque fois en fait), et c’est indiscutablement le reportage le plus merdique qu’il ait produit jusqu’ici.
Dans cet épisode, vous avez ce gars que personne ne connaît et qui occupe 75% du reportage. Il parle pendant les 11 premières minutes. Je ne sais pas d’où il vient, et ça ne m’intéresse pas.
C’est vraiment le type de contenu de droite qui plombe le message : chiant, incompréhensible, sans rien de tangible. Bref, c’est faire un truc pour faire un truc.
J’ai remarqué que Vincent joue la facilité en allant dans les coins les plus téléphonés de Paris pour faire une vidéo.
Du genre à Barbès.
Barbès, c’est vraiment tirer sur l’ambulance.
Le genre de Lapierre s’use. On ne peut pas simplement aller quelque part et faire du micro-trottoir plus plus. Les gens veulent comprendre ce qui n’est pas immédiatement visible dans un endroit, une situation. Ça suppose d’enquêter sur le voisinage, les mécanismes sociaux invisibles, les personnages du quartier, etc.
Les gens veulent une lecture fine qui intègre les paramètres historiques, sociaux, etc..
Bref, une visite guidée incorrecte.
Je ne veux pas dire du mal de Vincent. J’aime ce qu’il fait, par principe, et c’est très dur de faire ce type de job quand on est identifié. Inversement, il a un atout : beaucoup de gens veulent parler à quelqu’un de connu, donner des détails. C’est déjà son principal carburant.
Mais là, le disque est rayé. Par exemple dans ce reportage, il est manifeste qu’il ne se passe rien. Le canal Saint-Martin est un repaire à bobos : essayer de faire croire que c’est tendu au plan sécuritaire n’est pas sérieux. Il suffit de voir les faisans du secteur alignés en bord de canal pour comprendre que les bougnoules sont relativement calmes (toutes choses étant égales par ailleurs).
Le phénomène Hamza est intéressant, mais Hamza n’est pas le canal.
Un truc qui a bien plus retenu mon attention est le phénotype de tous ceux devant la caméra : il n’y a virtuellement pas de Blancs. Uniquement des machins mélangés indéfinissables. C’est ça le véritable sujet, pas ce canal : la peau olivâtre qui salope un écran dès lors qu’il filme un truc en France.
Paris est une flaque raciale odieuse. On ne trouve pratiquement plus de Français dans cette ville. Prenez ce type qui cause avec un accent louche : la question est de savoir son profil ethnique, d’où il vient, ce qu’il fout en France ?

J’aimerais savoir ce que sont devenus les Français. Où ils sont dans Paris, ou même dans le quartier, pourquoi ils ont disparu en moins de 60 ans, etc..
C’est vraiment ça qui m’intéresserait. Hélas, je n’ai pas ça dans le reportage.
Je suis donc déçu et perplexe.
Je n’ai pas de lecture raciale.
J’ai des jérémiades sur l’insécurité.
Je pense que nous avons compris ce téléfilm là et que nous n’avons pas besoin d’avoir le 117ème épisode.
Bien sûr, je veux voir des bougnoules faire n’importe quoi pour me rappeler que les bougnoules font n’importe quoi. C’est un point de rappel, il en faut. Mais un point de rappel ne peut pas être le corps du message.
Ce n’est pas possible, c’est insuffisant.
J’aimerais découvrir le pourquoi du comment nous en sommes arrivés là, mais par le bas (on connaît grosso modo comment par le haut).
Je pense que Vincent fait un travail essentiel, mais il y a une vitesse à passer. Le public comprendrait qu’un reportage puisse prendre 6 ou 8 semaines si le travail en amont est solide.
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