La Rédaction
Démocratie Participative
\n10 décembre 2025

L’autre jour, la Maison Blanche a publié sa stratégie de sécurité nationale pour les trois années à venir.
Depuis, tous les politiciens européens sont en état d’apoplexie.
La section consacrée à l’Europe, intitulée « Promoting European Greatness », dresse un constat sévère, voire apocalyptique. L’administration Trump y dépeint une Europe non plus comme un allié indispensable, mais comme une entité en voie d’« effacement civilisationnel », inapte à se défendre et politiquement instable. Ce n’est plus le langage d’un partenaire, mais celui d’un liquidateur judiciaire constatant la faillite de son associé.
Le texte introduit une méfiance inédite envers la fiabilité des alliés de l’OTAN sur une base démographique et raciale. Il suggère qu’il est « plus que plausible » que certains pays membres deviennent majoritaire-ment « non-européens » dans les prochaines décennies, remettant en question leur alignement futur avec les États-Unis. En conséquence, Washington pose des conditions drastiques :
L’OTAN conditionnelle et le seuil inatteignable : Les États-Unis exigent via l’« Engagement de La Haye » que les alliés dépensent désormais 5 % de leur PIB pour la défense, un seuil inatteignable pour la plupart des économies européennes actuelles. Cela ressemble à un prétexte pour justifier un retrait ou rendre l’article 5 optionnel.
Le renversement d’alliance en Ukraine : L’objectif affiché n’est pas la victoire de Kiev mais une « cessation rapide des hostilités » pour rétablir la « stabilité stratégique avec la Russie ». Le document critique ouvertement les attentes « irréalistes » des dirigeants européens et minimise la menace existentielle russe pour l’Est de l’Europe.
Ingérence politique : L’administration déclare vouloir « cultiver la résistance » à la trajectoire actuelle de l’Europe et soutenir les partis d’opposition « patriotiques » contre des gouvernements jugés instables.
Trump n’a pas écrit, ni lu ce document.
Trump n’a pas de conception géopolitique.
Trump fait un truc, puis un autre, dit une chose et son contraire.
En revanche, les gens autour de lui en ont une.
Gringrich, un Républicain influent sur ces questions, a transmis le message en termes plus clairs.
Newt Gingrich affirme que le nouveau document sur la sécurité nationale de Trump envoie un avertissement sévère à l’Europe : réformez-vous, car les États-Unis ne pourront pas vous soutenir éternellement :
« Je pense que le nouveau document sur la sécurité nationale de Trump est vraiment important, car il envoie un signal clair aux Européens — non pas un symbole indiquant que nous ne les aimons pas, mais un signal indiquant que nous sommes très inquiets du déclin de l’Europe : son déclin culturel, son déclin en termes de réfugiés, son déclin économique. Je pense que Trump rend un immense service, et les premiers discours de JD Vance lors de son voyage en Europe allaient tout à fait dans ce sens, en disant que vous devez mettre de l’ordre dans vos affaires. L’Amérique ne peut pas le faire à votre place, et à long terme, elle ne pourra pas vous soutenir si vous refusez de réformer votre système. »
Newt Gingrich says Trump’s new national security paper sends Europe a stark warning: reform yourselves, because America can’t prop you up forever:
“I thought the new Trump national security paper was really important because it sent a clear signal to the Europeans — not a symbol… pic.twitter.com/9F2L0rfCMH
— Sean Hannity 🇺🇸 (@seanhannity) December 10, 2025
Pour être honnête, les Américains sont dans une situation raciale encore plus calamiteuse que l’Europe occidentale, si bien que ces déclarations sur la démographie européenne et le ton employé laissent une étrange impression d’aveuglement.
L’Amérique sera à minorité blanche bien avant l’Europe.
Bien avant.
Mais, oui, sur le fond ce document dit vrai.
L’Europe occidentale est un protectorat américain depuis 1945. L’intégration des anciens pays de Bloc de l’Est depuis 30 ans a étendu ce protectorat et aucun politicien européen ne peut réfléchir en dehors de ce cadre. Ces gens ne savent rien faire sans Washington. Pour eux, c’est un peu l’équivalent du départ des légions romaines.
L’armée américaine est toujours en Europe, mais le problème n’est pas militaire. Il est politique. Les États-Unis n’engageront pas leurs forces armées sur le continent européen et ils recherchent même un accord avec la Russie pour vaguement co-administrer la région.
La grande peur des dirigeants européens est que sans l’armée américaine pour garantir l’ordre démocratique établi en 1945, des révolutions le renverseront.
Nous sommes une colonie et nos dirigeants ne le sont que parce que les Américains les soutiennent.
La même chose s’est produite après que l’URSS a refusé d’intervenir en Allemagne de l’Est lorsque les troubles anti-communistes ont commencé. À la minute où l’URSS a abandonné un de ses états satellites, toute l’Europe de l’Est soviétisée s’est écroulée en quelques mois.
Comme les anciens dirigeants communistes, les dirigeants européens actuels ne craignent pas les Russes, mais leurs propres peuples.
Dans une certaine mesure, Trump veut bien armer la Pologne jusqu’aux dents — moyennant des sommes colossales — pour dissuader la Russie d’approcher, mais c’est tout.

Après deux guerres mondiales pour empêcher les Américains de régner sur l’Europe, l’Allemagne (ni les autres) ne comprend pas ce qui se passe.
Merz pleurniche.
La chancelière allemande a déclaré que certains aspects de la nouvelle stratégie américaine en matière de sécurité étaient « inacceptables », tout en conseillant aux États-Unis de ne pas agir seuls (« America Alone »).
Germany’s chancellor said parts of the new US security strategy are ‘unacceptable,’ while advising the US not to go forward as ‘America Alone.’ pic.twitter.com/E8DR3cA9uo
— DW Politics (@dw_politics) December 9, 2025
L’Europe est le continent de l’assistanat.
Ces états ont été conçus par et pour les Boomers qui n’ont aucune idée de ce qu’ils font et qui n’ont surtout aucune envie de le savoir.
Des millions de prédateurs du tiers-monde patrouillent les rues de l’Europe de l’Ouest pour violer collectivement des Blanches et ces ahuris de vieux continuent de voter pour leurs retraites tout en soutenant la répression des peuples blancs qui refusent de disparaître.
À présent que leur système se désintègre, ils pleurent comme des femmes et deviennent hystériques. Comme Macron avec ses projets de censure.
Il faut tout remettre à plat et procéder à une purge du système.
La meilleure façon de procéder est de faire ce que fait l’Europe d’habitude en pareil cas : plébisciter le fascisme, fusiller les traîtres et procéder au nettoyage ethnique du continent.
C’est simple.

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