La Rédaction
Démocratie Participative
\n26 mai 2026
« L’extrême droite fantasme sur une France blanche chrétienne qui n’a jamais existé », déclare Mathilde Panot. pic.twitter.com/WFV27F0fkO
— Surmulot (@SurmulotsNews) May 26, 2026
Ce n’est pas que la France “blanche et chrétienne” n’a jamais existé, c’est qu’elle n’existe plus.
C’est une nuance, mais elle est de taille : la gauche blanche réécrit la passé pour mieux écrire le futur.
Il faut écouter attentivement ce que dit la Panot :
La Nouvelle France – c’est pour ça que pour nous c’est un concept très puissant -,… c’est la France qui assume son peuple dans entièreté…
Tout est là.

Mathilde Panot aurait pu être sauvée par un véritable homme blanc
Cela échappe à la droite qui se contente de s’indigner d’impuissance tout en de convoquant le passé.
Contrairement à la droite, la gauche produit de l’histoire. Elle a le regard tournée vers l’horizon. Guidée par son optimisme philosophique, elle leurre les foules en leur vendant un futur enchanté. Nous le devons aux conceptions judéo-chrétiennes qui structurent son inconscient.
Déjà au 16e siècle,, le très dévot catholique Thomas More, canonisé par l’Église romaine, posait les bases du communisme chrétien avec son ouvrage “Du meilleur état de la République et de la nouvelle île Utopie”. Le concept central en est simple : pour atteindre le bonheur sur terre, il faut abattre toutes les différences sociales — donc les exploiteurs que sont les “riches”. Une fois que l’égalité réelle atteinte nous dit More, la paix universelle adviendra.
Depuis cinq siècles, la gauche, fille bâtarde du christianisme, en est restée là.
La gauche chrétienne est à la fois résolument tournée vers le futur et vers la destruction, très exactement comme les premiers chrétiens qui entreprirent d’anéantir le monde classique. Pour elle, le passé n’est qu’une somme de souffrances et de traumatismes. C’est son identité.
La droite opère à l’inverse, se désintéresse du futur et s’enferme dans une nostalgie incapacitante, offrant par la même l’avenir à la gauche.
Inspirée par la haine de tout ce qui lui est opposée, la gauche marche avec une idée d’autant plus simple qu’elle la dispense de toute idée originale : anéantir ce qui la précède.
La droite est complètement dépourvue d’une volonté similaire. Elle existe par le passé, donc procuration. Elle n’aspire à rien de nouveau et se contente de se lamenter. Le monde dont elle parle est par définition révolu et les causes mêmes de cette disparition lui sont inconnues, ou le fruit d’une sourde conspiration que l’on aurait pu déjoué cent fois.
Les foules pressentent instinctivement que la droite ne représente pas une alternative, mais une somme de déceptions qui ne veut pas dompter l’histoire. Si d’aventure elle se tourne vers elle, c’est un sentiment passager plus qu’une idée fermement ancrée, résultat des circonstances.
Le volontarisme de la gauche est d’autant plus performatif aujourd’hui qu’il se contente d’enfourcher la monture de la démographie immigrée que la bourgeoisie lui offre sur un plateau. C’est suffisant pour détruire l’ordre ancien qu’elle identifie au monde blanc, ce passé qu’elle veut ensevelir.
De De Gaulle à Jeanne d’Arc, la droite ne brandit que des breloques dignes d’échoppes de souvenirs, mais avec une obstination qui force l’admiration. Et comme toute breloque, celles-ci ont aussi vocation à finir sur le frigo.
Du point de vue blanc, concilier passé et futur en une formule révolutionnaire est la seule voie possible. Sans un projet révolutionnaire qui s’arrime à la fois dans l’héritage racial des millénaires passés et tourne son regard vers un horizon neuf, rien d’alternatif ne peut voir le jour. Nous serons cantonnés aux lamentations de la catholiquerie qui domine la droite mourante.
Mussolini l’avait compris en associant Rome et socialisme face aux marxistes sans frontières, ni patrie.
Mélenchon a son concept hérité du progressisme eschatologique judéo-chrétien : la Nouvelle France débarrassée des Blancs. La grande promesse de la fin de tous les hiérarchies, comme jadis le rabbi de Nazareth et son comparse Saül proclamèrent la grande internationale des pauvres et des lépreux face aux césars.
Maria Candea, professeur en linguistique française, dénonce la “glottophobie” vis-à-vis de l’arabe et une “hiérarchie des langues” : “la langue arabe devrait être davantage enseignée” ; “on a peur de parler arabe dans le métro” pic.twitter.com/9XGkThSCl2
— Jean Robert (@Jean_Robert_29) May 26, 2026
Les Blancs de France ne pourront pas se cantonner, par paresse, aux odes de la France d’avant — même en l’agrémentant de cathédrales.
Il faudra autre chose.
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