Être aryen (Chapitre 20) : le Grand Remplacement dans l’Italie romaine et l’avènement du judéo-christianisme – Démocratie Participative

Être aryen (Chapitre 20) : le Grand Remplacement dans l’Italie romaine et l’avènement du judéo-christianisme

La Rédaction
Démocratie Participative
\n06 novembre 2025

Lusius Quietus, général de Rome d’origine nord-africaine. Son phénotype négroïde illustre la profonde dégénérescence raciale qui caractérise l’empire romain (2e siècle de l’ère vulgaire)

L’Italie impériale, de 27 avant Jésus-Christ à la chute de Rome en 476, ne fut pas seulement le centre politique du monde méditerranéen : elle devint un creuset humain d’une ampleur inédite. Si la République avait déjà connu des mouvements de population – conquêtes samnites, installations grecques en Grande-Grèce, afflux d’esclaves celtes ou puniques –, l’Empire transforma ces flux en une immigration de masse, continue, structurée, et génétiquement mesurable. Des masses importantes d’individus venus d’Anatolie, du Levant, d’Égypte et d’Afrique du Nord s’installèrent dans les villes italiennes, particulièrement à Rome et dans les grands centres portuaires.

Grâce aux progrès de la paléogénétique, nous savons aujourd’hui que ce phénomène ne fut pas une simple superposition culturelle : il provoqua un remplacement démographique profond, surtout dans les métropoles. Deux études majeures, publiées dans Science en 2019 et dans Current Biology en 2024, ont séquencé respectivement 127 génomes romains couvrant deux millénaires et 14 génomes pompéiens datant de l’éruption de 79. Leurs conclusions sont sans appel : à l’apogée de l’Empire, la population urbaine de Rome n’avait plus grand-chose à voir avec celle de la République tardive.

Partie 1 : le Grand Remplacement des Romains d’Italie

1.1 La République : une Italie encore ancrée dans son sol

Buste d’un Romain de l’ère républicaine (1 siècle avant notre ère)

À l’époque républicaine, la péninsule italienne présentait une relative homogénéité génétique. Les populations latines, ombriennes, samnites et étrusques formaient un continuum aryen méditerranéen, très proche des Ibères et des Gaulois cisalpins. Les analyses d’ADN ancien montrent que, dès l’Âge du Fer, les habitants du Latium et de l’Étrurie appartenaient majoritairement à un cluster génétique que l’on peut qualifier d’ouest-européen méridional. Sur onze individus séquencés à Rome entre 900 et 200 avant notre ère, huit se situent dans ce groupe, avec des affinités nettes avec les populations modernes du centre-sud de l’Italie.

Les apports extérieurs existaient, bien sûr. Les colonies grecques de Cumes, Néapolis ou Tarente avaient introduit une composante hellénique orientale, mais celle-ci restait confinée au sud. Les guerres puniques amenèrent des prisonniers carthaginois, les campagnes gauloises des esclaves celtes. Mais ces migrants représentaient encore moins de 10 % de la population urbaine, et leur descendance se diluait rapidement dans le substrat local. À Rome, qui comptait environ 200 000 habitants au IIe siècle avant Jésus-Christ, les sépultures analysées montrent 5 à 15 % d’ascendance non italique. L’Italie républicaine était encore, fondamentalement, une terre d’autochtones.

1.2 L’Empire : l’ouverture des portes orientales

Buste de l’empereur Caracalla, d’origine syrienne (2e siècle de notre ère)

Tout changea avec l’Empire. L’expansion territoriale, la paix augustéenne, le développement du commerce maritime et la traite esclavagiste à grande échelle créèrent les conditions d’un afflux humain sans précédent en Italie. Rome, qui atteignit le million d’habitants aux Ier et IIe siècles, devint la première mégalopole de l’histoire occidentale – et la plus cosmopolite. Les données génétiques sont éloquentes. Sur quarante-huit individus impériaux séquencés à Rome, seulement deux conservent une ascendance majoritairement ouest-européenne. Trente et un – soit 65 % – portent une signature génétique est-méditerranéenne dominante, tandis que douze autres, environ 25 %, montrent une composante proche-orientale nette. Les 10 % restants mêlent des apports nord-africains, égyptiens ou balkaniques.

D’où venaient ces migrants ? Les sources historiques et isotopiques convergent avec l’ADN. L’Anatolie fournit le contingent le plus important : prisonniers des guerres mithridatiques, colons grecs d’Asie Mineure, marchands de Pergame ou d’Éphèse. Viennent ensuite le Levant – surtout après la révolte juive de 66-70 et la destruction de Jérusalem, qui déporta de nombreux esclaves juifs en Italie – puis l’Égypte, avec ses négociants alexandrins et ses artisans spécialisés. L’Afrique du Nord contribua également, par le biais des légionnaires maures, berbères ou numides, souvent affranchis après leur service. Les esclaves formaient le socle de cette immigration. On estime qu’ils représentaient 30 à 40 % de la population urbaine romaine, et que 60 % d’entre eux étaient nés hors d’Italie.

Mais l’impact démographique ne s’arrêta pas là : les affranchis, citoyens romains de plein droit, se mariaient dans toutes les couches sociales. Leurs enfants, nés libres, portaient dans leurs veines les gènes d’Antioche, de Tyr ou d’Alexandrie. En deux ou trois générations, l’ascendance orientale s’était diffusée jusque dans les classes moyennes et supérieures.

1.3 Pompéi : un instantané génétique figé par le Vésuve

Pompéi

Pompéi offre un cas d’étude exceptionnel. En 79, l’éruption du Vésuve figea la ville dans son état démographique exact. Quatorze individus, victimes identifiées dans leurs maisons, ont été séquencés. Le résultat est saisissant : 100 % d’entre eux dérivent principalement d’une ascendance est-méditerranéenne récente. Aucun ne présente de profil génétique majoritairement italique. Dans la Maison du Bracelet d’Or, un homme riche porte un bijou somptueux ; à ses côtés gît un enfant sans lien génétique avec lui. Les analyses au strontium confirment que plusieurs habitants étaient nés loin de Campanie – probablement en Anatolie ou en Syrie. Ce qui frappe, c’est l’absence totale de continuité avec la population locale d’il y a quelques siècles. Pompéi, ville de 12 000 habitants, était déjà, en 79, une colonie orientale transplantée en Italie.

1.4 Une péninsule italienne défigurée par l’immigration

Un esclave de type négroïde (Musée archéologique de Bursa, Turquie) 

Le phénomène ne se limitait pas à la capitale. À Vagnari, dans les Pouilles, les sépultures de l’ère impériale révèlent 50 % d’ascendance locale, 30 % grecque et 20 % nord-africaine. À Velia, en Campanie, les isotopes du strontium et l’ADN indiquent que 25 % des défunts étaient nés hors d’Italie. À Ravenne et Aquilée, ports militaires, on détecte 15 à 20 % d’ascendance thrace ou illyrienne, laissée par les légionnaires recrutés dans les Balkans. Même les petites villes voyaient leur composition changer. Le port de Rome, Portus, offre la plus grande diversité raciale : sur neuf squelettes analysés, aucun n’est génétiquement italien. On y trouve un Syrien, un Égyptien, un Anatolien, un Nord-Africain. L’Italie impériale était devenue une salmigondis de groupes ethniques venues d’Orient et d’Afrique.

Peut-on chiffrer ce bouleversement ? Oui, mais avec des variations géographiques et sociales profondes.

À Rome, au IIe siècle, au moins 70 % de la population urbaine – soit environ 700 000 à 800 000 personnes sur un million – portait une ascendance majoritairement orientale (Anatolie, Levant) ou nord-africaine. Ce chiffre repose sur les 48 génomes impériaux séquencés : seuls 4 % conservent une ascendance ouest-européenne dominante, tandis que 90 % montrent une composante est-méditerranéenne ou proche-orientale prépondérante.

Les grands ports et villes provinciales, nœuds du commerce impérial, étaient littéralement peuplés par des migrants de première ou deuxième génération : marchands syriens, artisans égyptiens, affranchis anatoliens, légionnaires maures.

Mais qu’en était-il des campagnes ? L’Italie rurale, qui représentait 70 à 75 % de la population totale (soit environ 4,5 à 5 millions d’habitants sur 6,5 à 7 millions), n’a pas connu le même bouleversement. Les données isotopiques (strontium, oxygène) et les quelques sépultures rurales séquencées – notamment à Vagnari (Pouilles), Lucus Feroniae (Latium) et dans les villae du Samnium – montrent une continuité génétique beaucoup plus forte avec les populations pré-romaines.

Centre et sud de la péninsule (Latium, Campanie, Samnium, Pouilles) : 60 à 80 % des individus ruraux conservent une ascendance majoritairement locale (cluster « ouest-européen méridional »).

L’apport immigrant est estimé à 20–40 %, principalement via :

  • les esclaves agricoles affranchis (souvent d’origine grecque ou anatolienne),
  • les vétérans installés sur des coloniae (par exemple, en Campanie après Actium),
  • les familles de métayers ou de colons venus d’Asie Mineure sous les programmes de redistribution agraire augustéens.

Nord de l’Italie (Émilie, Vénétie, Ligurie) : l’impact est plus faible avec 10 à 25 % d’ascendance non locale, souvent d’origine celtique (Gaule cisalpine) ou illyrienne (légionnaires danubiens). L’immigration orientale y reste marginale, sauf dans les latifundia proches des routes consulaires.

Exceptions notables : certaines zones de colonisation intensive, comme la vallée du Pô ou les terres confisquées en Étrurie, ont connu des taux plus élevés (jusqu’à 50 %) en raison de l’installation massive de vétérans orientaux après les guerres civiles.

En termes absolus :

  • Population urbaine italienne : 2,5 millions → 2 millions avec ascendance majoritairement immigrée.
  • Population rurale : 4,5 millions → 1 à 1,5 million avec ascendance majoritairement immigrée (soit 20–30 % en moyenne).

Au total, pour l’Italie impériale, sur 7 millions d’habitants, 3 à 3,5 millions d’individus (43–50 %) sont porteurs d’une ascendance orientale ou nord-africaine dominante.

Ainsi, le remplacement démographique fut généralisé en milieu urbain, et partiel et inégal en milieu rural. Les villes sont devenues levantines, notamment juives ; les campagnes sont restées, majoritairement, italiques – mais jamais imperméables.

1.5 Dans quelle mesure le génome italien est-il corrompu ?

La chanteuse canadienne Alessia Caracciolo, italienne originaire de Calabre 

La question cruciale est celle de la pérennité. Cette immigration extra-européenne massive a-t-elle durablement modifié l’ADN des Italiens ? Oui, mais de manière différenciée. Les études de génomique moderne montrent que l’ascendance est-méditerranéenne (anatolienne) introduite sous l’Empire représente aujourd’hui 30 à 50 % du patrimoine génétique des Italiens du centre et du sud, avec un pic en Campanie et dans le Latium (jusqu’à 55 %). En Sicile et en Calabre, cette composante atteint 60 à 70 %, renforcée par les apports byzantins et arabes postérieurs.

À l’inverse, le nord de l’Italie (Lombardie, Vénétie) conserve une ascendance plus continentale : 15 à 25 % d’ascendance est-méditerranéenne impériale, le reste étant proche des populations alpines et celto-germaniques.

Globalement, sur l’ensemble de la population italienne actuelle (60 millions), environ 35 à 40 % du génome moyen provient des migrations impériales extra-européennes. Le reste se répartit entre l’héritage italique pré-impérial (30 %), les apports celtiques et germaniques du haut Moyen Âge (20 %), et des contributions mineures (slave, normand, albanais). Ainsi, l’Italie d’aujourd’hui est, génétiquement, l’héritière directe du remplacement migratoire impérial – non pas de la Rome latine des origines, mais de la Rome cosmopolite des Antonins. L’immigration massive du Ier au IIIe siècle n’a pas été effacée : elle a été intégrée, diluée, mais jamais annulée.

Partie 2 : La guerre civile comme guerre identitaire

Marcus Junius Brutus Cæpio, patriote romain au phénotype ouest-européen. Il participe à l’assassinat de Julius Caesar, architecte de l’orientalisation de Rome.

Bien avant que les génomes ne nous révèlent la réalité du bouleversement démographique sous l’empire, les contemporains de Jules César avaient déjà perçu – et craint – une menace existentielle pour le « caractère romain » de Rome s’il venait à prendre le pouvoir. La guerre civile (49–45 av. J.-C.) ne fut pas seulement une lutte pour le pouvoir ou une forme de gouvernement : elle fut, pour les optimates, une défense de l’âme ethnique de la République ancestrale face à un homme voulant lui imposer le despotisme égyptien et faire de Rome dans un melting-pot oriental.

2.1 Les sénateurs : gardiens d’une Rome « pure »

Cicéron, chef du parti républicain

Les partisans de Pompée – Cicéron, Caton d’Utique, Brutus, les nobiles du Sénat – se voyaient comme les héritiers d’une tradition plusieurs fois centenaire : une Rome fondée par les Latins, enrichie par les Sabins, consolidée par les Étrusques, mais toujours ancrée dans le sol italique. Dans ses Philippiques, Cicéron, dénonce Marc Antoine, successeur du projet césarien et qui combat Rome avec l’appui de l’Égypte de Cléopâtre, tient un discours éminemment patriotique :

« Nous avons combattu pour les autels et les foyers, pour les temples et les sanctuaires, pour les portes et les remparts de la ville (de Rome). »

À propos de César, il écrit encore dans Ad Atticum :

Il y a chez cet homme quelque chose d’oriental… Son royaume semblait s’étendre non seulement à Rome, mais sur le monde entier.

Son ami Caton, qui se suicida après sa défaite face aux partisans de César, justifia sa mort en invoquant l’honneur racial romain :

Il n’est pas convenable pour un Romain libre de vivre sous César.

Suétone, dans sa Vie de César, évoque ses projets :

« On dit qu’il avait même songé à transférer la capitale à Alexandrie ou à Troie. »

Plutarque, Vie de César, tient le même langage :

« Il voulait, disait-on, transporter le siège de l’empire à Alexandrie ou à Ilion. »

Le mot est fort : Alexandrie, en Égypte, était la capitale de l’Orient, un mélange de Grecs, de Juifs, d’Égyptiens et de nombreuses races – une cité où le sang et l’esprit romains seraient noyés.

2.2 César et l’avènement du cosmopolitisme

La triade du Capitole romain : Minerve, Jupiter, Junon. Elles sont éminemment liées à la continuité raciale des familles fondatrices de Rome.

César, lui, promeut une vision cosmopolite, résolument étrangère à l’héritage ancestral de Rome. Pour asseoir sa tyrannie, fragile face aux vieilles familles romaines qui contrôlent le Sénat et la ville de Rome, il accorde la citoyenneté à des Gaulois cisalpins (loi de 49), puis en intègre plusieurs dizaines au Sénat après avoir fait passer le nombre de sénateurs de 300 à 900. Selon Suétone, il intègre même des « demi-barbares » dans l’institution séculaire.

César installe à Rome des colonies de vétérans grecs et orientaux (Corinthe, Carthage) afin de solidifier son pouvoir face aux vieilles familles de soldats italiques. En 46, il célèbre un triomphe égyptien aux côtés de Cléopâtre qu’il installée dans sa villa du Transtévère, et fait frapper des monnaies à l’effigie d’Isis et d’Anubis, des divinités orientales qui remplacent celles des ancêtres protecteurs de la République.

Appien (Guerres civiles, II, 110) rapporte que les optimates (vieilles familles romaines) criaient dans les rues :

« César veut nous donner une reine égyptienne ! Il veut faire de nous des sujets, non des citoyens ! »

2.3 L’élite romaine face à la révolution raciale de César

Les sources montrent que la peur de l’orientalisation était un argument rhétorique puissant, mais aussi sincère chez certains. Dans une lettre de 45 (Ad familiares, IX, 15), Cicéron ironise sur les « nouveaux Romains » du Sénat :

Que penses-tu maintenant qu’il arrivera, s’il introduit aussi un Syrien ou un Égyptien dans la curie ? Et plût au ciel que tu n’agisses pas avec tant de timidité ! Car, à ce que j’entends, les amis de César — moi, je trouve ce mot si arrogant que je pense à peine pouvoir l’employer — mais donc, à ce que j’entends, non seulement ils veulent faire entrer des hommes au Sénat, mais même les faire parler à la tribune.

Suétone rapporte les réactions populaires à propos de la visite de la reine d’Égypte avec laquelle César a eu un fils, Césarion, et aux côtés de laquelle il aspire à établir un despotisme universel :

Le Sénat lui vota des honneurs excessifs : une statue dans le temple de Vénus Génitrix, un siège au Sénat, un char au Capitole, et de renommer le mois Quintilis en Julius (juillet). À cause de cela, le peuple s’indigna et insulta Cléopâtre, qui était présente au théâtre. Mais César ne lui fit aucun mal ; il alla même jusqu’à appeler son fils « César » (Césarion). Le peuple ne le supporta pas : il renversa ses statues et lui retira ses honneurs. Et lors du triomphe égyptien, il fit défiler Arsinoé en captive, ce qui indigna encore plus le peuple. 

La présence d’Arsinoé, ancienne reine d’Égypte et jeune soeur déchue de Cléopâtre, revenait à organiser un triomphe en l’honneur de la nouvelle reine, provoquant la violente colère des foules romaines.

Partie 3 : le judéo-christianisme et la revanche des migrants orientaux

Le phénotype de Yeshoua Ben Yosef, rabbi de Nazareth, est à l’image des racisés devenus majoritaires dans les villes italiennes sous l’Empire

L’Italie impériale, dès le Ier siècle avant notre ère, accueille donc un flux continu d’Orientaux : marchands syriens, artisans égyptiens, prisonniers anatoliens, et un grand nombre de juifs. Ces derniers forment déjà, à la fin de l’ère républicaine, des communautés prospères à Rome – au moins treize synagogues y sont attestées avant 70. Pompée, en 63 avant J.-C., ramène des captifs judéens ; César accorde aux juifs de la diaspora le droit de pratiquer leur culte, de collecter l’impôt du Temple et d’être exemptés du service militaire. Flavius Josèphe, dans Antiquités judaïques (XIV, 10, 8), cite un décret de César :

« Caius César, imperator et dictateur perpétuel, a décidé que les Juifs puissent vivre selon leurs lois ancestrales et envoyer l’argent au Temple de Jérusalem. »

Ce statut protégé attire prosélytes et affranchis. Après la prise de Jérusalem par Titus en 70, 97 000 prisonniers juifs affluent encore à Rome, selon Josèphe (Guerre des Juifs, VI, 9, 3) :

« Les captifs étaient innombrables ; on en vendit plus de 97 000. »

Beaucoup deviennent esclaves domestiques ou artisans dans les quartiers populaires du Transtévère et de Subure où ils encadrent les bas-fonds de la société. C’est au sein des classes moyennes et inférieures où les juifs prospèrent que le judaïsme chrétien naissant commence à recruter. Ces Orientaux, vaincus par Rome, portent une mémoire vive de l’humiliation et une grande soif de revanche que renforce un monothéisme tribal intolérant et fanatique. Tacite, dans Histoires (V, 8), les décrit comme :

« Une race qui hait les dieux des autres et s’attache à ses superstitions avec une obstination farouche. »

Cette « haine » n’est pas abstraite : elle s’exprime dans l’attente messianique d’un renversement politique romain par Yahvé. Le Livre de Daniel, composé sous Antiochus IV, promet déjà la chute des empires polythéistes. À Rome, cette espérance se radicalise. Les esclaves juifs, affranchis ou non, transmettent une théologie où Yahvé châtie les “oppresseurs” non-juifs – un discours qui séduit les nombreux esclaves étrangers qui vivent à Rome et que les juifs agitent pour mener cette révolution. C’est donc sur ce terreau que germe le judéo-christianisme : un mouvement apocalyptique issu du judaïsme de Palestine, mais adapté à la diaspora. Saül de Tarse, appelé “Saint Paul” par les Nazaréens, pharisien et citoyen romain, en est l’architecte. Dans son Épître aux Romains (11, 13-14), écrite vers 57 depuis Corinthe, il s’adresse aux chrétiens de Rome – déjà nombreux parmi les juifs et les prosélytes :

« Je suis l’apôtre des païens ; je glorifie mon ministère, afin de provoquer la jalousie de ceux de mon sang et d’en sauver quelques-uns. »

Saül prêche dans les synagogues romaines (Actes 28, 17-22). Il annonce la venue du “machiac’h” crucifié (1 Corinthiens 1, 23). Ce machiac’h n’est pas un général comme Bar Kokhba, mais un prisonnier exécuté par Rome : il s’agit donc d’une revanche eschatologique sur Rome qui rappelle la fuite mythique d’Égypte et perpétue à ce titre la tradition des scribes de Jérusalem. La terre promise n’est plus terrestre, mais céleste ; moyennant la destruction de tout ce qui est opposé à Yahvé. Le judéo-christianisme romain reste d’abord une secte juive. Conformément au premier concile de Jérusalem, les juifs de la synagogue chrétienne respectent scrupuleusement les prescriptions de la Loi mosaïque : circoncision, sabbat, interdits alimentaires.

Saül joue du double jeu et agglomère autant que possible les marginaux étrangers autour de cette puissante minorité juive  : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates, 3, 28).

Cet universalisme révolutionnaire attire les esclaves orientaux déracinés et les plébéiens romains qui, on l’a vu, sont souvent eux-mêmes des migrants affranchis. À Rome, les juifs adeptes du rabbi Yeshoua de Nazareth se réunissent dans les insulae du Transtévère – le quartier juif.

Suétone, dans sa vie de l’empereur Claude (25, 4), note en l’an 49 :

« Il expulsa de Rome les juifs qui provoquaient sans cesse des troubles à l’instigation de Chrestus. »

« Chrestus » est une déformation de « Christus ». Ces troubles extrêmement violents sont des disputes synagogales entre les deux factions juives de l’époque : juifs orthdoxes et juifs adeptes de Yeshoua de Nazareth, déclaré “machiac’h” par ses frères de race. Les Actes des Apôtres (18, 2) confirment : Aquila et Priscille, des juifs chrétiens, sont expulsés de Rome. Ce mouvement juif, profondément hostile à la Rome qui a écrasé leur capitale et leur “divinité”, est révolutionnaire : il refuse le culte impérial, les sacrifices aux dieux romains, les serments par le génie de l’empereur. Tacite, dans Annales (XV, 44), les accuse de nourrir la « haine du genre humain. »

Car ils annoncent en effet la fin de Rome – décrétée nouvelle Babylone. L’Apocalypse de Yohanan (dit “Jean”), écrite vers 95, fustige la « grande prostituée » ivre du sang des juifs (17, 6). Ce texte circule dans les synagogues chrétiennes d’Asie Mineure, mais ses échos parviennent à Rome via les marchands juifs. Les classes inférieures – esclaves, affranchis, prostituées – y trouvent une dignité inédite. Le judéo-christianisme inverse les valeurs ancestrales de Rome : les premiers seront les derniers. Cette théologie révolutionnaire de la revanche spirituelle séduit précisément ceux que Rome a vaincus ou marginalisés.

Daniel Boyarin, dans La partition du judaïsme et du christianisme (Cerf, 2011, p. 45), note :

« Le christianisme primitif est un judaïsme hellénisé qui transforme la défaite militaire en victoire eschatologique. »

À Rome, ce terreau oriental constituée par l’immigration massive fait du judéo-christianisme un ferment subversif. Il ne prône pas la révolte armée – Saül ordonne l’obéissance aux autorités (Romains 13, 1) – mais une subversion de tous les instants. Cette tension messianique culmine sous l’empereur Néron : en 64, les chrétiens livrent la ville aux flammes dans le but de libérer Jérusalem de l’occupation romaine, ce que nie jusqu’à aujourd’hui leur propagande.

Tacite (Annales, XV, 44) :

« On arrêta d’abord ceux qui avouaient, puis, sur leurs indications, une immense multitude. »

Ainsi, l’immigration massive d’orientaux vaincus, en particulier de juifs, devint une immense réserve de recrutement pour l’agitation révolutionnaire menée par la synagogue chrétienne à travers toute l’Italie. C’est ce qui explique la rapide progression de ce mouvement dans les villes d’Italie sous l’empire et l’extrême violence employée contre les vieilles familles romaines, les temples, les philosophes, les bibliothèques, les monuments de la culture classique gréco-romaine.

On relira à propos de la campagne de terreur lancée par les adeptes du rabbin de Nazareth :

En 312, l’usurpateur Constantin, adepte de la synagogue chrétienne, scelle cette revanche en battant l’empereur polythéiste Maxence au Pont Melvius, défaite récemment célébrée par les juifs et les musulmans à l’invitation du pape au sang mêlé Léon XIV.

En 392, l’empereur Théodose Ier publie à Constantinople le décret CTh 16.10.12 d’interdiction du polythéisme aryen, mais du judaïsme :

« Nul ne pourra, en aucun lieu, en aucune cité, offrir un sacrifice innocent, ni immoler une victime aux idoles, ni […] adorer les dieux lares avec le feu, les génies avec le vin, les pénates avec l’encens. »

Le temple de Jupiter Optimus Maximus à Rome (cœur du culte polythéiste) cesse toute activité cultuelle en 392-394. Les Vestales sont dispersées au même moment.

Désormais aux mains des fanatiques chrétiens issus de l’immigration, Rome a perdu son identité raciale et sa conscience d’elle-même. Les villes d’Italie peuplées d’une population métissée sont incapables de fournir aux légions les soldats italiques qui soumirent le monde connu sous la république. Aucun de ces migrants orientaux ne veut se battre pour un pays qu’ils haïssent depuis toujours et qu’ils ont détruite sous le poids du nombre. Pour parer à l’urgence, l’empire romain doit recruter un nombre croissant de mercenaires étrangers, notamment au sein des peuples germaniques qui font pression à la frontière nord. Ceux-ci s’emparent progressivement de tous les leviers militaires de l’empire en pleine décomposition, refusent de servir la caste des usurpateurs à la peau olivâtre et se retournent à grande échelle contre elle à partir du 5e siècle pour finalement l’abattre grâce à la vigueur du sang nordique : encore une fois, l’Aryanisme a triomphé de l’Orient.

En conclusion : l’histoire de répète

Ces évènements nous rappellent ce qui se produit en Occident depuis la révolution judéo-bolchevique en Russie, en 1918. Tout d’abord l’action destructrice du marxisme au sein des sociétés aryennes honnies à l’initiative de migrants juifs, puis l’immigration de masse encouragée par ces mêmes juifs, enfin l’avènement d’un culte oriental fanatique qui structure la vengeance raciale contre les Aryens.

Les Juifs disent qu’ils voteront pour Zohran Mamdani parce qu’« il aime les Juifs ».

Sources :

  • Cicéron, Ad familiares, éd. D. R. Shackleton Bailey, Teubner, 1987, livre IX, lettre 15, § 3
  • Cicéron, Ad Atticum, éd. D. R. Shackleton Bailey, Teubner, 1987, livre X, lettre 4, § 6 ; livre X, lettre 8, § 1 ; livre XI, lettre 7
  • Cicéron, Philippiques, éd. A. C. Clark, Teubner, 1918, discours IV, § 15 ; discours II, § 110 ; discours III, § 15
  • Cicéron, De officiis, éd. M. Winterbottom, Teubner, 1994, livre I, § 57
  • Cicéron, In Catilinam, éd. A. C. Clark, Teubner, 1908, discours IV, § 24
  • Cicéron, Pro Sestio, éd. R. Gardner, Teubner, 1958, § 145
  • Suétone, Vie de César, éd. M. Ihm, Teubner, 1908, chapitres 76, 3 ; 78 ; 79, 3 ; 80, 2
  • Suétone, Vie de Claude, éd. M. Ihm, Teubner, 1908, chapitre 25, 4
  • Plutarque, Vie de César, éd. K. Ziegler, Teubner, 1964, chapitres 21 ; 55–57
  • Plutarque, Vie de Caton le Jeune, éd. K. Ziegler, Teubner, 1964, chapitres 52, 3 ; 59 ; 66 ; 72
  • Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, éd. B. Niese, Teubner, 1892, livre XIV, chapitre 10, § 8
  • Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, éd. B. Niese, Teubner, 1894, livre VI, chapitre 9, § 3
  • Tacite, Histoires, éd. C. D. Fisher, Teubner, 1911, livre V, § 8
  • Tacite, Annales, éd. C. D. Fisher, Teubner, 1906, livre XV, § 44
  • Appien, Guerres civiles, éd. P. Viereck, Teubner, 1905, livre II, chapitres 101 ; 107 ; 110
  • Dion Cassius, Histoire romaine, éd. U. P. Boissevain, Teubner, 1895–1901, livres XLIII, chapitres 15 ; 19 ; 47
  • Salluste, Conjuration de Catilina, éd. A. Kurfess, Teubner, 1957, chapitres 10–11
  • Horace, Odes, éd. D. R. Shackleton Bailey, Teubner, 1985, livre III, ode 6
  • Paul de Tarse, Épître aux Romains, Nestle-Aland 28, chapitre 11, versets 13-14
  • Paul de Tarse, Épître aux Galates, Nestle-Aland 28, chapitre 3, verset 28
  • Paul de Tarse, Première Épître aux Corinthiens, Nestle-Aland 28, chapitre 1, verset 23
  • Actes des Apôtres, Nestle-Aland 28, chapitre 18, versets 2 ; chapitre 28, versets 17-22
  • Apocalypse de Jean, Nestle-Aland 28, chapitre 17, verset 6
  • Daniel Boyarin, La partition du judaïsme et du christianisme, Cerf, 2011, p. 45
  • Peter Richardson (dir.), Judaism and Christianity in First-Century Rome, Eerdmans, 1998 (pour les synagogues)
  • Inscriptions juives de Rome, Corpus Inscriptionum Judaicarum (CIJ) I², n° 316, 317, etc.