La Rédaction
Démocratie Participative
\n25 septembre 2025
Dans le cadre d’une entreprise culturelle globale, nous lançons une série d’articles faisant la synthèse de ce qu’est l’être aryen. Ils sont disponibles dans la catégorie “Textes doctrinaux”. Cette introduction servira de cadre conceptuel à divers projets que nous initierons.
Précédemment :
- Être aryen (chapitre 1) : Introduction à la cosmogonie aryenne
- Être aryen (chapitre 2) : Conception du monde aryenne VS Abrahamisme
- Être aryen (chapitre 3) : Le sens du sacrifice dans la religion aryenne
- Être aryen (chapitre 4) : géographie et temporalité sacrées dans la religion aryenne
- Être aryen (chapitre 5) : L’arbre cosmique, axe du monde
- Être aryen (chapitre 6) : Portrait psychiatrique du christianisme
- Être aryen (chapitre 7) : La mémoire des ancêtres dans la religion aryenne
- Être aryen (chapitre 8) : la nature sociale et communautaire de la religion aryenne
- Être aryen (chapitre 9) : les vertus aryennes de Rome et leurs contrefaçons judéo-chrétiennes
- Être aryen (chapitre 10) : Les vertus romaines
- Être aryen (chapitre 11) : La résistance romano-aryenne à la barbarie judéo-chrétienne, l’exemple du poète antisémite Rutilius Namatianus
- Être Aryen (chapitre 12) : La conception de la mort dans la Rome aryenne
- Être aryen (chapitre 13) : L’héroïsme dans la religion aryenne
- Être aryen (chapitre 14) : comprendre Yahvé, divinité hébraïque des juifs, des chrétiens et des musulmans
- Être aryen (chapitre 15) : donnez un prénom blanc à votre enfant (Liste MASSIVE)
- Être aryen (chapitre 16) : Giordano Bruno, héros de la rébellion anti-abrahamique
- Être aryen (chapitre 17) : le pseudo pardon chrétien et la juste vengeance aryenne
Immoralité juive et moralité aryenne
Pour comprendre la politique extérieure des États-Unis, il faut comprendre la nature du fondamentalisme judéo-chrétien qui structure le Parti républicain.
Lors d’un discours prononcé le 15 septembre 2025 dans la “Cité de David”, à Jérusalem, l’ambassadeur des USA en “Israël” Mike Huckabee a présenté la conception du monde de l’Amérique en présence de Benyamin Netanyahu, premier ministre du régime israélien, et du ministre des Affaires étrangères américain Marco Rubiio.
Mike Huckabee, ambassadeur américain en Israël : “Les Juifs sont le peuple élu de Dieu et le fondement de toute moralité.”
*Il reçoit une ovation debout de Benjamin Netanyahu, du secrétaire d’État Marco Rubio et d’autres personnalités.*
US Ambassador to Israel Mike Huckabee: Jews are God’s chosen people and the foundation of all morality.
*Gets standing ovation from Benjamin Netanyahu, Secretary of State Marco Rubio and others* pic.twitter.com/N1ppDQeiEC
— Chris Menahan 🇺🇸 (@infolibnews) September 18, 2025
Ce discours a pour principale caractéristique d’invoquer un fondement mythologique comme base des actions américaines.
Quel honneur d’être ici pour cette incroyable cérémonie, Monsieur le Premier ministre, Monsieur Rubio, toutes les personnes merveilleuses qui ont rendu cela possible par leur générosité, contribuant à quelque chose d’historique et qui est un mémorial vivant de ce que Dieu a accompli. Il y a 4 000 ans, ici même, dans cette ville, sur le mont Moriah, Dieu a choisi son peuple. Il n’a pas seulement choisi un peuple, il a choisi un lieu, puis il a choisi une mission pour le peuple de ce lieu. Ce peuple était le peuple juif. Le lieu était Israël, et la mission était d’être une lumière pour le monde et de montrer que nous n’avons pas besoin de chercher Dieu, car c’est lui qui nous cherche. Et c’est ce qui distingue tant la longue histoire de cette ville et explique son importance. Cela nous rappelle également que ce petit bout de terre sur la vaste planète Terre est le territoire le plus disputé de toute l’histoire de l’humanité, non seulement à cause de ceux qui le veulent, mais aussi à cause de ceux qui ne veulent pas que le peuple juif l’ait.
Mais ce soir, nous célébrons quelque chose d’extraordinaire : il y a 3000 ans, David a établi son royaume ici, et il y a 2000 ans, le monde, par l’intermédiaire des Romains, a décidé de se débarrasser des Juifs. Ils ont détruit cet endroit et dispersé le peuple juif à travers la planète.
Ce soir, nous sommes ici parce que cette histoire n’est pas seulement vivante. Elle est plus vivante qu’elle ne l’a peut-être été au cours des 4000 années pendant lesquelles Dieu a choisi son peuple, son lieu, son dessein, et c’est une chose extraordinaire à voir. Ce soir, je me souviens du jour où l’ambassade a été inaugurée en 2018. J’étais très reconnaissant au président Trump d’avoir pris la décision audacieuse et courageuse, malgré toute l’opposition à travers le monde, de transférer l’ambassade des États-Unis à Yerushalayim, comme il se doit. D’autres présidents l’avaient promis, mais ils avaient toujours trouvé une raison de reculer. Le président Trump a fait une promesse, et il l’a tenue.
Il y a un verset dans le Nouveau Testament, dans Luc, au chapitre 19, verset 40, qui dit ceci : « Si les foules se taisent, les pierres crieront. » Si les foules ne le reconnaissent pas, les pierres crient. Ce soir, les pierres crient. Les foules peuvent le dire, mais les pierres confirment de manière absolue et à 100 % que le peuple juif n’appartient pas seulement à cet endroit aujourd’hui, mais qu’il y appartient depuis 4 000 ans, depuis le moment où Dieu a dit à Abraham : « Ceci est à toi, prends-en bien soin, et tu seras une bénédiction pour les peuples de la terre et même pour ceux d’entre nous qui ne sont pas juifs. Il dit : « Ceux qui bénissent Israël seront bénis, et ceux qui maudissent Israël seront maudits. » Et je viens ici ce soir parce que je préfère recevoir une bénédiction plutôt qu’une malédiction.
Et ceux d’entre nous qui ne sont pas juifs, nous vous remercions de nous avoir donné à tous les fondements de la moralité, de la décence et de la civilisation sur lesquels repose notre propre foi, car sans la vôtre, nous n’en aurions pas.
Ce discours illustre ce qui ne peut être qualifié que de délire, mais un délire qui est la base de toutes les actions du gouvernement américain.
“Dieu” : un concept juif
Statue d’Asherah, épouse de Yahvé, dieu des juifs et père de Yeshoua Ben Yosef (Hecht Museum, “Israël”)
Premièrement, il faut faire litière du plus grand sophisme de l’histoire : en utilisant le mot “Dieu” plutôt que “Yahvé”, Huckabee part du point de vue implicite (judéo-chrétien) qu’il existerait un dieu unique et universel, et que l’identité de celui-ci serait Yahvé.
L’un des facteurs clés dans l’adoption du mot “Dieu” par les disciples juifs de Yeshoua Ben Yosef est la traduction de la Bible hébraïque en grec, connue sous le nom de Septante (LXX), réalisée entre -300 et -200 pour les Juifs hellénisés d’Alexandrie. Dans cette traduction, le Tétragramme YHWH (pour “Yahvé”) est systématiquement rendu par Kyrios (Κύριος, “Seigneur”) ou, plus rarement, par Theos (Θεός, “Dieu”).
La secte nazaréenne, s’inscrivant dans la continuité du judaïsme, au Ier siècle ap. J.-C., elle s’appuie largement sur la bible hébraïque en langue grecque éditée par les juifs d’Alexandrie et devient l’écriture de référence pour ses premiers disciples, majoritairement des juifs hellénophones. Les auteurs du Nouveau Testament, rédigé en grec lui aussi, utilisent naturellement “Theos” et “Kyrios” pour désigner Yahvé, la divinité tribale d’Israël, identifié comme le père biologique de Yosef Ben Yosef.
Entre 200 et 300, lorsque les textes nazaréens sont traduits en latin (Vetus Latina, puis Vulgate de Jérôme, fin IVe siècle), “Theos” devient “Deus” et “Kyrios” devient “Dominus”. La Vulgate, qui standardise le texte biblique pour la synagogue chrétienne occidentale, utilise systématiquement “Deus” pour Yahvé dans la bible hébraïque (“Ancien Testament”).
“Dieu” n’est autre que Yahvé et il n’existe pas de concept d’un dieu unique en dehors de l’abrahamisme. Toute mention de “dieu” au singulier est par définition d’origine juive.
C’est un enjeu sémantique crucial car en adoptant un nom grec générique (“Theos”) à la place du nom de la divinité hébraïque à laquelle il se réfère (“Yahvé”), la secte nazaréenne camoufle sous un vernis d’universalité — ou disons d’hellenité — ce qui est une divinité hébraïque tribale dont l’origine historique est connue.
Le légendaire juif invalidé par l’archéologie
Huckabee proclame qu’il y a “4 000 ans” Yahvé aurait “choisi son peuple” et indique même la localisation de cet évènement : le mont Moriah, c’est-à-dire le mont Sion, à Jérusalem.
En -2000, l’archéologie a établi que Jérusalem était occupée par les Cananéens, un peuple que combattaient les Israélites. La “révélation” évoqué dans la Tanakh (“l’Ancien Testament”) a donc lieu en un endroit et à un moment où le “peuple” de Yahvé n’est pas présent.
Comme nous l’avons exposé dans notre article Être aryen (chapitre 14) : comprendre Yahvé, divinité hébraïque des juifs, des chrétiens et des musulmans, Yahvé était une divinité sémitique figurant au sein d’un panthéon de plusieurs divinités, dont sa compagne Ashurah. L’invention de ce dieu, attesté par les documents archéologiques, remonte à environ -1200 dans la région du Sinaï, très au Sud de l’actuelle ville de Jérusalem. La proclamation de Yahvé comme divinité “unique” intervient en -600 à l’initiative du roi juif Josias qui en fait la religion officielle.
Huckabee s’exprime ici en interprète littéraliste de la Tanakh, la bible hébraïque, faisant du légendaire rabbinique un fait pseudo historique dont découlerait la légitimité de l’entité sioniste, mais également celle de la politique extérieure américaine en faveur de cette entité. Ce n’est donc pas un simple exalté qui énonce des fables depuis longtemps invalidées, mais un ambassadeur en fonction qui formule l’adhésion de l’État américain à la mythologie hébraïque et à l’irrédentisme juif.
L’immoralité juive expliquée aux goyim
Les choses vont encore plus loin lorsque Huckabee s’exprime comme l’élève d’une yeshiva en proclamant que les goyim doivent leur accès à la “moralité” aux juifs qui l’auraient reçue directement de “Yahvé”.
Pour comprendre le sens de ce propos, il faut d’abord rappeler ce que proclament les rabbins : la moralité universelle consiste à être à l’image de Yahvé, finalité pour laquelle Yahvé a donné aux seuls juifs un ensemble de commandements à observer avec rigueur. Cela produit ce raisonnement circulaire de nature ethnocentrique : pour être juif il faut être juif.
Moïse, après avoir reçu les “tables de la loi” à l’origine théorique de la loi “morale” juive, échangeait régulièrement avec Yahvé. Ce dernier, très colérique, le guidait pour mettre en oeuvre ladite morale.
- Deutéronome 20:16-17 : « Dans les villes de ces peuples que l’Éternel te donne en héritage, tu ne laisseras en vie rien de ce qui respire, car tu dévoueras à l’anathème les Hittites, les Amorites, les Cananéens […] comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a ordonné ». Yahvé ordonne à Moïse d’exterminer complètement les habitants de certaines villes cananéennes lors de la conquête, sans épargner personne.
- Nombres 15:32-36 : « L’Éternel dit à Moïse : Cet homme sera mis à mort ; toute l’assemblée le lapidera hors du camp ». Yahvé ordonne à Moïse de faire lapider un homme surpris en train de ramasser du bois le jour du Shabbat.
- Nombres 16:31-35 : « L’Éternel parla à Moïse […] la terre s’ouvrit et les engloutit […] et un feu sortit de l’Éternel et consuma les deux cent cinquante hommes ».Yahvé ordonne à Moïse de laisser la terre engloutir Koré, Dathan, Abiram et leurs familles, et de consumer par le feu 250 rebelles offrant de l’encens non autorisé.
- Lévitique 10:1-2 : « Les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun leur encensoir […] et un feu sortit de devant l’Éternel et les consuma ». Yahvé ordonne implicitement à Moïse de laisser punir par un feu divin les prêtres (Nadab et Abihu) offrant un encens non autorisé.
Yahvé, soucieux des détails, se mêlait également d’agronomie, de confection, d’entomologie, de cuisine.
- Lévitique 19:19 : « Tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fil »
- Deutéronome 22:10 : « Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne attelés ensemble »
- Lévitique 11:20-21 : « Tout insecte ailé qui marche sur quatre pattes sera pour vous une abomination »
- Lévitique 19:23-25 : « Quand vous planterez un arbre fruitier, vous considérerez ses fruits comme incirconcis […] la quatrième année, ils seront consacrés à l’Éternel »
- Exode 12:15 : « Quiconque mangera du pain levé […] sera retranché d’Israël »
Yahvé ayant choisi les juifs, et seulement eux, pour être “moraux”, c’est-à-dire à son image, et ayant même créé l’univers en premier lieu pour y placer les juifs en son centre, il découle que les non-juifs ne peuvent pas, pour des raisons biologiques, être des hommes puisque cette moralité “universelle” juive se transmet exclusivement par le sang de la mère. Les goyim peuvent seulement s’en approcher en servant les juifs et leur trône, “Israël”, ainsi qu’en observant un certain nombre de restrictions comme le propose le noachisme.
D’où la formule passablement menaçante employée par Huckabee à l’adresse des goyim :
« Ceux qui bénissent Israël seront bénis, et ceux qui maudissent Israël seront maudits. »
Est-ce à dire que les non-juifs, et singulièrement les Européens, ignoraient la notion de moralité face à celle si engageante des juifs qui la tiennent pour “universelle” (mais inaccessible aux goyim) ?
La moralité héroïque aryenne
Nous devons faire preuve d’humilité face à la divinité de ces bédouins juifs qui, entre deux crises d’épilepsie, appelait à lapider, égorger, brûler, lyncher quiconque ne faisait pas sa volonté, ou empêchait les projets génocidaires de la tribu de caravaniers sur laquelle il disait avoir porté son dévolu et qui se coupaient le prépuce en signe de remerciement et de soumission.
Toutefois, les Aryens semblent pourtant disposer d’une matière morale sophistiquée, bien avant que les juifs et les nazaréens ne prétendent l’inverse, comme le prouvent les oeuvres de divers auteurs antiques.
Ainsi, de l’Illiade de Homère, écrite il y a 2800 ans, où Achille (chant 9) refuse par exemple de combattre en raison d’une offense à son honneur par Agamemnon, mais il est confronté à un dilemme moral sur le devoir envers ses compagnons.
« Ma vie vaut plus que tous les trésors, car elle ne peut être rachetée » (Iliade, IX, 401-409, trad. approximative).
Gregory Nagy (Harvard), dans The Best of the Achaeans (1979), explique que l’honneur dans l’Iliade est un code moral central, liant l’individu à la communauté : « L’éthique homérique repose sur la réciprocité et la reconnaissance sociale de la vertu guerrière. »
L’auteur grec Hésiode dans Les travaux et les jours Hésiode conseille le travail honnête et la justice :
« Travaille, insensé Persès, pour que la faim ne t’accompagne pas… La justice l’emporte sur l’outrage » (vers 213-218).
Stephanie Nelson (Boston University), dans God and the Land (1998), note que « Hésiode articule une morale pratique où la justice divine (Dikê) régule les comportements humains, préfigurant les codes légaux. »
Solon, le législateur athénien, introduit il y a 2 600 ans des réformes pour réduire les inégalités et établir un ordre moral et social dans la cité d’Athènes à côté laquelle la bourgade de Jérusalem faisait bien piètre impression.
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Nous pourrions citer les nombreux penseurs grecs dont Aristote qui, dans son Éthique à Nicomaque, écrit :
« La vertu est une disposition à agir de manière délibérée, en visant le juste milieu » (II, 6, 1106b).
Résumons :

Revenons-en au shabbat goy Mike Huckabee qui revendique sa qualité d’esclave des juifs en tant qu’adepte de Yeshoua Ben Yosef :
Comme je le dis souvent à mes amis juifs, vous pouvez être juifs, vous n’avez pas besoin de moi. Mais je ne peux pas être qui je suis dans ma foi sans la dette d’obligation que j’ai envers vous, pour avoir écouté Yahvé et avoir accepté de lui obéir, lorsqu’il vous a appelés en ce lieu pour être son peuple, dans le cadre de son dessein éternel et immuable. Je vous salue et je me joins à vous ce soir pour célébrer ce merveilleux, magnifique et incroyable rappel que Yahvé n’en a jamais fini avec Israël, et qu’il n’en finira jamais. C’est la demeure éternelle qu’il a choisie.
Les hommes blancs dotés d’une mémoire raciale et d’une culture classique, ainsi que d’une bonne connaissance de la question juive, réaliseront à quel point le mouvement judéo-chrétien veut faire de la domination juive mondiale une réalité.
La destruction du yahvisme — de forme juive, nazaréenne ou mahométane — constitue le combat principal de tout Aryen dont le pays souffre de l’influence désastreuse de l’abrahamisme, directement ou indirectement. La libération est spirituelle avant de pouvoir devenir politique.
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