La Rédaction
Démocratie Participative
\n24 août 2026
Il suffit à Mediapart d’écrire un petit article pour que le ministère des Armées se mette au garde-à-vous et lance la traque.
Des soldats français visés par une procédure pour avoir posé avec un drapeau de la Rhodésie, associé au suprémacisme blanc pic.twitter.com/8PJMAN69SA
— BFM (@BFMTV) August 24, 2026
BFMTV :
Des membres de deux groupes de soldats français sont visés par une procédure pouvant aboutir “à des sanctions disciplinaires sévères”, a indiqué le ministère des Armées à Mediapart, dans un article publié ce dimanche 23 août. En cause: sur des images que nos confrères ont découvertes dans leur enquête, ces soldats posent autour d’un drapeau associé au suprémacisme blanc.
Le ministère a ainsi assuré que sa position était “sans ambiguïté” et que les armées françaises ne toléraient “aucune manifestation à caractère raciste, suprémaciste ou extrémiste”.
Ce drapeau est légal en France.
Quelles sanctions ?
Deux photos ont été publiées sur les réseaux sociaux. On y voit deux groupes de militaires autour d’un drapeau vert et blanc qui, comme le rappelle Mediapart, est celui de la Rhodésie, ancienne colonie britannique en Afrique autoproclamée indépendante en 1965 dans le but de maintenir sa minorité blanche au pouvoir.
De nos jours, le drapeau de la Rhodésie, et plus largement les références à ce “pays”, disparu depuis plus de quarante-cinq ans, sont régulièrement utilisés par les suprémacistes blancs pour appuyer leur idéologie raciste, fondée sur l’idée d’une supériorité raciale.
Les photos des soldats français ont d’ailleurs été publiées sur un compte Instagram entièrement dédié à la Rhodésie, et la présentant comme “un paradis”, révèle Mediapart.
La Rhodésie était un paradis.
Quand les Blancs en ont été chassés sur pression des États-Unis, elle est devenue le “Zimbabwe”. Son leader, le roi nègre marxiste Mugabe, a mené ce pays à la faillite et à la famine.
Aujourd’hui, ce “pays” supplie les Blancs de revenir, mais c’est trop tard : la population blanche est passée de 230 000 personnes en 1979 à moins de 25 000 aujourd’hui.
Les médias n’en parlent pas.
L’économie du pays est totalement dysfonctionnelle. La production par habitant de maïs, de canne à sucre, de lait, de charbon, d’acier est très nettement inférieure à ce que produisait la Rhodésie.
Dans ce reportage d’époque, trois personnages caractéristiques de la chute de la Rhodésie : le journaliste antiraciste, l’évêque catholique pro-noir, le grand patron avide de profits.
C’est ce qui attend l’Europe occidentale, France en tête. Mêmes causes, mêmes conséquences.
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