“Ce ne sont pas 30 pleureuses qui vont foutre ma carrière en l’air”

La Rédaction
Démocratie Participative
05 septembre 2779 (“2026”)

Je vais devoir réévaluer la puissance du lobby juif. Il semble que les traînées aient désormais plus de poids que lui.

Paris Match :

Il y a eu un avant et après. Quand Patrick Bruel apprend le 27 mai qu’il est convoqué par la justice dans le cadre de l’enquête menée suite aux plaintes déposées par 32 femmes différentes pour viols, tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement moral, le chanteur comprend que cette fois, il va falloir rendre des comptes. Jusqu’ici, Bruel réfléchissait à comment donner une nouvelle impulsion à sa carrière. Parce qu’au fond tout lui réussissait : sa pièce « Deuxième partie » affichait complet. Ses trois concerts pour fêter les 35 ans de l’album « Alors Regarde » s’étaient si vite remplis qu’il avait décidé de monter une tournée. Déclenchant là aussi l’adhésion du public. Mais en bon joueur de poker, Bruel veut toujours avoir un coup d’avance.

Dès le début de l’années 2026, il avait pris langue avec Marc Hernandez. Un taulier du métier, rencontré à l’époque où ce dernier était en poste chez Sony, reconverti en manager. Patrick s’était tourné vers quelqu’un de son passé, celui qui avait connu les heures les plus brillantes de sa carrière et qu’il considère comme un ami. A Hernandez, il propose de devenir son manageur ! Une décision rare pour quelqu’un qui a appris à ne compter que sur lui-même. « Il m’a effectivement sollicité pour lui donner des idées, pour trouver une nouvelle manière de faire évoluer sa carrière. Il avait des grands projets » confirme Marc Hernandez, qui évoque avec le chanteur un concert au Stade de France pour juin 2028.

«Mais quelques semaines après notre rendez-vous, les premières plaintes sont arrivées et nos discussions se sont arrêtées là ». Bruel pense alors que ces filles qui l’accusent de violences sexuelles et de viols « sont des folles. Ce ne sont pas 30 pleureuses qui vont foutre ma carrière en l’air » confie-t-il mi-mai à ceux qui prennent de ses nouvelles. Patrick fait passer le message : il est combatif, déterminé et prêt à affronter la justice. Tous ses proches sont alors sollicités : il faut témoigner en sa faveur, apporter aux enquêteurs des preuves de son innocence ! Patrick arrive à la P.J. de Paris le 8 juin avec 102 attestations, qui disent toutes la même chose : il n’a jamais été violent, ne s’est jamais mal comporté et ne peut pas être le prédateur que l’on décrit. Amanda Sthers, Caroline Nielsen, Sarah Guetta, Gilbert Coullier entres autres ont pris la plume. Mais aucun camarade chanteur, acteur ou réalisateur n’a voulu monter au front.

30 pleureuses pèsent plus lourd que Tsahal de nos jours.

Malgré la préparation faite en amont avec ses trois avocats, Bruel découvre ce jour-là l’ampleur des accusations, le récit de ces femmes, qui décrivent précisément ses agissements. Il sera finalement placé sous contrôle judiciaire, devant notamment remettre son passeport à la justice. Le voilà désormais fiché, comme « ressortissant recherché » si jamais il s’aventurait à quitter le territoire national. Lui qui avait pris la décision de partir aux Etats-Unis dès la fin de ses représentations au théâtre Edouard VII, sa deuxième patrie, le lieu de résidence de ses enfants et le pays où se déroule la coupe du monde de foot, doit se résigner : il passera l’été en France, versera bien les 500 000 euros de caution demandés par le tribunal (ses avocats ont négocié un paiement en dix fois, à raison de 50 000 euros par mois) et commence un suivi psychologique avec une analyste parisienne.

Je n’avais pas pensé aux États-Unis comme première option.

Le 18 juin, une semaine après sa sortie de garde à vue, il apparait pourtant à la fête d’anniversaire de son ami Benjamin Patou, où il croise notamment Ary Abittan. «Il n’a pas du tout cherché à discuter avec les uns et les autres, confie notre journaliste Christophe Carrière, présent ce soir-là. Il était dans son coin, ne s’est pas mêlé aux autres, ne s’est pas mis au piano comme il le faisait avant. Il est venu vraiment par amitié pour Benjamin ». Bruel aurait dû être sur scène ce soir-là. Ce grand fan des Bleus – qui suit les matchs devant son écran de télévision- rumine. «On veut ma mort » glisse-t-il à certains, «on m’a adoré et maintenant on me déteste, tout cela n’a aucun sens ». Car malgré les mots de ses accusatrices, Bruel est convaincu : il n’a rien fait de répréhensible. A plusieurs reprises, il évoque « un malentendu peut-être. Mais de la violence ou de la contrainte, jamais ! »

Il vaudrait mieux pour lui qu’il ait de meilleures cartes à jouer.

Celle du “malentendu” risque de ne pas fonctionner.

Alors autant mettre l’été à profit pour préparer ses nouveaux rendez-vous avec la justice. Il sait qu’il devra de nouveau répondre de ses actes en septembre. Dès juillet, il met le cap sur L’Isle-sur-la-Sorgue et son domaine de Léos, sa magnifique propriété au milieu des oliviers. Mais le producteur d’huile et de vin qu’il est devenu s’inquiète : les commandes baisses, les fournisseurs ne renouvellent pas leurs contrats. «Les gens n’ont plus envie d’être associés à lui, nous confie un proche. Son nom devient toxique ». Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, Bruel décidé de s’installer une semaine… dans son propre hôtel !

Les antisémites boycottent désormais l’huile de Patrick

Au calme, protégé par un personnel qui lui est dévoué, installé dans la suite présidentielle du troisième étage. L’artiste se réjouit des interactions avec les clients : «ils me soutiennent, ils ont tous un mot gentil pour moi » raconte-t-il. Mais la clientèle fortunée de l’établissement, souvent étrangère, est-elle seulement au courant de ses déboires judiciaires ? Bruel se rassure comme il peut, prenant chaque appel, chaque sms reçu comme une marque de réconfort, d’affection. Avec Clémence, sa compagne, il part ensuite se réfugier à St Tropez.

Il a été invité à séjourner dans la villa Mickey-Minnie de son amie Kareen Lazar, fille de son grand copain Daniel Hechter, épouse d’Olivier Lazar, celui qui veille depuis plus de 30 ans sur ses finances. Ils se connaissent depuis les années 90, ont vécu les hauts et les bas de sa vie d’homme comme de sa vie d’artiste et sont d’indéfectibles soutiens pour lui. Là, comme dans un camp retranché, Patrick et Clémence peuvent fermer la porte aux bruits du monde. C’est à ce moment-là que Clémence quitte Radar Films, la société de production pour laquelle elle travaillait. Ce que Bruel raccourcit auprès des siens par un laconique « Clémence n’a plus de boulot à cause de moi ».

Alors il décide de prendre soin de celle qu’il aime. L’une des rares à n’avoir pas vacillé dans la tempête. Amanda Sthers, la mère de ses enfants, s’est contenté du strict minimum auprès de la police. Elle n’a pas pris de position publique sur l’affaire et s’est vigoureusement opposée à son ex-mari quand il a émis le souhait de venir aux Etats-Unis. Clémence elle a tenu le cap, maintenant le festival de chanson qu’elle organise aux Sables d’Olonne, sa ville natale, où se sont produits Marine, Laurent Voulzy et Leon Hesby, le fils cadet de Patrick et Amanda. Elle n’a pas quitté celui qui actuellement lui fait plus de mal que de bien. C’est dans cet état d’esprit qu’il demande la mainlevée partielle de son contrôle judiciaire le 16 juillet. Le chanteur veut récupérer son passeport et partir une semaine, en couple, loin des secousses.

Sollicité, le parquet s’oppose à cette mainlevée le 20 juillet, trouvant la démarche prématurée et craignant que l’acteur ne s’envole vers des pays (la Belgique, les Pays-Bas, le Mexique, Monaco et les Etats-Unis) où des investigations sont envisagées. Si le juge d’instruction l’autorise le 21 juillet, le parquet a fait appel devant la chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Versailles qui rendra sa décision le 16 septembre. En attendant, Patrick et Clémence peuvent s’envoler pour l’Ecosse et ses Highlands, ces paysages rugueux, en souvenir d’un premier voyage en amoureux il y a quelques années, où ils avaient enfin pu être seuls au monde.

Mais le répit n’est que de courte durée. Dès le 16 août, les polémiques reprennent : Patrick Bruel peut-il remonter sur scène le 2 octobre à Chartres ? Les avocats des victimes commencent à s’insurger : « Que le contrôle judiciaire soit allégé, c’est déjà un mauvais signal pour les victimes soupire Maitre Myriam Guedj Benayoum, avocate de quatre plaignantes. Mais qu’il continue ses tournées… D’autant que la plupart de ses victimes sont liées au monde du spectacle !» « Je comprends très mal qu’on ne protège pas des possibles victimes » soulignait aussi Maitre Corinne Hermann, avocate de plusieurs femmes, en juin dernier sur RTL. Les maires des différentes villes où le chanteur doit se produire l’incitent eux aussi publiquement à renoncer.

D’abord Patrick s’accroche. Il veut retrouver son public «celui qui ne l’a jamais lâché »,rappelant qu’il a vendu près de 100 000 tickets et que personne n’a demandé à être remboursé. Mais il a du mal à trouver une équipe -certains de ses musiciens lui faisant part de leurs états d’âmes quant au fait de l’accompagner. Surtout « aucune assurance ne prévoit ce genre de situations, poursuit ce proche du chanteur. Patrick étant son propre producteur, s’il annule, c’est à ses frais ».

100 000 tickets : les boomers sont des goyim fidèles.

Alors il hésite, s’interroge, doute. «Un jour il est accablé parce qu’il se sent seul au monde, parce qu’il voit s’écrouler tout ce qu’il a construit, confie l’un de ses collègues du métier. Le lendemain il pense qu’il va surmonter tout cela, qu’il va prouver son innocence et qu’il reprendra la main ». Le vendredi 28 août, alors que Céline Dion sortait de sa voiture devant le Royal Monceau, l’hôtel où elle s’est installée pour les deux prochains mois, Patrick Bruel descendait seul de son scooter. Il avait rendez-vous au cabinet de son avocate, situé juste en face de l’entrée du palace. C’est là qu’il met au point sa stratégie des jours à venir. «Je ne veux pas prendre en otage mon public, qui pourrait être menacé par les féministes lors de mes concerts », dit-il à ses intimes, pour leur expliquer pourquoi il va renoncer -provisoirement- à se produire sur scène, décision qu’il annonce ce mardi 1er septembre sur son compte Instagram. Une étoile qui s’éteint face à une star en pleine renaissance, en attendant que justice soit faite.

À 67 ans, Patrick Benguigui n’est pas sorti du marais. Entre la première instance, l’appel et une éventuelle cassation, on peut raisonnablement tabler sur 2035 avant que l’affaire ne soit tranchée.

Il aura alors 76 ou 77 ans.

Depuis longtemps devenu pestiféré, il ne pourrait, au mieux, que se produire à ses frais ici et là, et à chaque fois générer les virulentes réactions de la presse régionale, totalement tenue par des pigistes féministes extrêmement agressives.

La moindre représentation serait l’occasion de voir des harpies surgir pour ruiner l’ambiance, et évidemment agresser les spectateurs faisant la queue.

C’est ce qu’a connu Bertrand Cantat.

On peut observer au passage qu’aussi influent qu’il ait pu être dans le showbiz, personne ou presque ne le soutient. Il a bien tenté de jouer la carte des persécutions antisémites, mais ça n’a fait qu’entraîner des réactions hostiles, certains appelant le Hamas à intervenir pour sauver ses victimes.

Sa carrière est finie.

C’est sa dernière fournée, si on veut.

Il nous restera ses passages télévisés contre l’extrême-droite et Jean-Marie Le Pen.

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