Bokassa II nommé à la tête du Remplacement National de la Jeunesse

La Rédaction
Démocratie Participative
\n28 août 2026

 

L’interminable campagne de l’horrible Marine Le Pen commence de manière encore plus catastrophique que ce les observateurs anticipaient.

Le RNJ (Remplacement National de la Jeunesse) est désormais dirigé par un mulâtre admirateur de Napoléon.

Comme Bokassa, en somme.

Le FN/RN a été, est et restera un parti dont l’unique obsession est celle-là :

Le racisme en moins.

La “sortie de l’UE” — que le RN poursuit en pratique sans le dire — est en réalité une sortie de l’Europe géographique (et raciale). On aurait tort d’y voir un contentieux avec la technocratie bruxelloise. C’est un sentiment beaucoup plus profond qui s’articule autour de l’aversion pour l’Allemagne (fantasmée) et, par glissement, pour l’Europe en tant que telle.

Il suffit de voir comment cette rupture avec l’UE est systématiquement associée à un rapprochement avec l’Afrique dans la communication du RN pour le comprendre.

Marine Le Pen veut imposer la discrimination positive au reste du monde

Je ne vois aucune différence substantielle entre Mélenchon et Le Pen : même afrocentrisme, même détestation instinctive de l’Europe blanche.

On le discerne à leurs goûts personnels.

Marine Le Pen a une passion pour les îles à cocotiers, les noirs à dents blanches qui y dansent, le tipunch, le zouk. Parfaite quinquagénaire française, elle a nécessairement un masque africain sur un mur de son salon, quelque tenture glanée sur un marché de Mamoudzou, un boubou gardé précieusement dans sa garde-robe. C’est un penchant naturel pour la chaleur étouffante, l’air moite, les bitures molles, la nonchalance lascive des nègres, bref tout ce qui encourage à l’engourdissement des nerfs et du cerveau.

Mélenchon en est l’exact négatif complémentaire : face au bain noir de la Le Pen, il végète dans son Maghreb culturel. Sa madeleine de Proust à lui est un couscous.

Ces gens ne sont pas des accidents.

Carl Jung a écrit quelque chose là-dessus :

Quoi de plus contagieux que de vivre côte à côte avec un peuple plutôt primitif ? Allez en Afrique et voyez ce qui se passe. Quand c’est si évident qu’on trébuche dessus, on appelle cela “devenir noir” (going black). Mais si ce n’est pas aussi évident, on l’explique par “le soleil”.

L’Européen, quel que soit son niveau intellectuel, ne peut pas vivre impunément en Afrique parmi les Nègres, car leur psychologie pénètre en lui inaperçue, et il devient – on a beau s’y opposer – inconsciemment un Nègre. Il existe pour cela en Afrique l’expression technique bien connue “going black”.

Le Nègre, par sa seule présence, est une source d’infection tempéramentale et mimétique… L’infection raciale est un problème mental et moral très sérieux là où le primitif est plus nombreux que l’homme blanc. L’Amérique n’a ce problème qu’à un degré relatif, parce que les Blancs sont bien plus nombreux que les gens de couleur.

Le FN/RN était d’abord et avant tout un parti pro-colonial sous l’effet de la personnalité et du parcours de son principal chef, Jean-Marie Le Pen. À la fondation du parti, en 1972, Jean-Marie Le Pen, ne fait pas de l’immigration un sujet central de ses discours, même si le thème est présent dès 1973.

Le Pen était précisément une des victimes de l’infection dont parle Jung. Partisan de l’Indochine “française”, puis de l’Algérie “française”, son engagement politique était d’abord conditionné par une idée centrale : organiser un espace “français” multiracial, multiculturel, certes paternaliste, mais dont les contradictions poussaient inexorablement à une forme d’antiracisme de principe. Le Pen ne justifiait pas son engagement pro-colonial par une domination raciale explicite et consciente, mais par un soucis quasi humanitaire de sauver les sauvages d’eux-mêmes, avec la France comme mère protectrice.

Dans le même ordre d’idées, si LFI aurait certainement dragué les arabes quoi qu’il arrive, le parti ne l’aurait certainement pas fait aussi passionnément, agressivement, sincèrement sans Mélenchon, natif de Tanger, addict aux Marocaines.

Chez les souverainistes, et au RN en particulier, il y a à l’oeuvre une nostalgie mortifère, car elle est double : si de prime abord elle exprime le regret de la disparition de la France en tant que grande puissance, elle lie ce regret à l’empire colonial. En découle un réflexe : toute possession extra-marine est un signe de puissance, donc une chose désirable. Un bon souverainiste mesure la puissance française en nombre de têtes de nègre.

Ces gens développent une véritable aimantation obsessionnelle pour le moindre caillou peuplé de populations à peau sombre où l’on peut hisser un tricolore. Le consensus à ce sujet est aussi unanime qu’hermétique. Ce n’est pas de la politique, mais de la psychiatrie, le fruit d’un traumatisme que ces gens ne pourront jamais dépasser : la poule française veut retrouver ses petits négrillons d’antan.

On croit dominer en gardant Mayotte, on finit submerger par une “immigration intérieure” que l’on embrasse avec d’autant plus d’enthousiasme que l’on tient à signaler son rejet du racisme pour esquiver les attaques de la gauche.

Et on finit par placer des noirs dans sa direction.

À l’heure du Grand Remplacement, nous n’en sommes plus là.

Ce parti idéologiquement fossilisé qu’est le RN n’opérera aucune transformation de ce point de vue. Bien au contraire, tout sera prétexte à tenter en métropole l’assimilation qui a échoué lors des guerres coloniales.

Peu de gens savent qu’à la fin de la guerre d’Algérie, en 1961, 16% du budget français était absorbé par cette ruine (et la moitié du budget de l’armée) pour alimenter une fiction assimilationniste à laquelle Le Pen croyait dur comme fer.

Aucune leçon n’a été retenue du désastre colonial, et singulièrement pas par le RN. C’est le paradoxe : le parti anti-immigration historique français est un parti dont l’identité a été forgée par la volonté d’intégrer des pays d’Afrique entiers, DOMTOM en prime.

Toute l’escroquerie repose sur l’espoir de certains, bien naturel au demeurant, de voir une sorte de miracle advenir avec l’élection de Marine Le Pen. Cela suppose de croire au salut par les urnes, et plus risqué encore : à l’intelligence de cette pauvre femme et au racisme de ce parti. Il ne développe, au mieux, que des poussées de fièvre xénophobes exclusivement limitées à l’Algérie (et encore, pas à tous les Algériens).

Faute d’une compréhension raciale du monde, ce parti ne peut que patauger dans le marais républicain en excipant d’une lamentable démagogie électorale, rien de plus.

Pour les Blancs qui tiennent à leur peau, le sujet est ailleurs : anticiper la France post-française, nouvelle Afrique du Sud mâtinée de Liban et de Syrie qui grossit chaque jour un peu plus dans les maternités hexagonales.

Là où l’homme blanc doit souhaiter le divorce, la séparation, l’éclatement, le RN, comme parti colonial tardif, sera le parti qui, à la fin, épuisera les dernières ressources françaises dans le maintien d’un ensemble multiracial condamné, par pur sentiment réactionnaire et “patriotique”.

Merci, mais non merci.

C’est au contraire à la guerre raciale qu’il faut pousser, guerre de libération, décoloniale.

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