Allemagne : la droite juive s’effondre lors de nouvelles élections régionales

La Rédaction
Démocratie Participative
\n21 septembre 2026

 

Après le désastre électoral en Saxe-Anhalt la semaine passée, Merz a trouvé judicieux de hurler partout ces derniers jours que sa politique serait une politique d’immigration totale, peu importe ce que l’opinion allemande pouvait bien en dire.

Je ne sais pas qui peut, rationnellement, adopter une telle stratégie politique et espérer un succès.

Le chancelier allemand Merz :

Ni hôpital, ni maison de retraite, ni chantier, ni restaurant, ni hôtel : rien ne fonctionnerait plus si nous n’avions pas en Allemagne ces immigrés qui vivent ici depuis des décennies, qui y travaillent et qui y sont intégrés.

Et nous avons besoin de ces personnes, Mesdames et Messieurs, et c’est pourquoi l’hostilité envers les étrangers n’a pas sa place dans notre pays. Elle n’a pas sa place dans notre pays.

Dire que l’Allemagne n’existerait pas sans les ingénieurs afghans n’a pas été payant.

Pas payant du tout.

L’élection régionale en Mecklembourg-Poméranie s’est transformée en naufrage terminal pour la CDU, le parti de la droite atlantiste qui co-administre l’Allemagne occupée depuis 1953.

À présent, Merz enchaîne les vérités les plus stupéfiantes.

Le chancelier allemand Merz :

Nous sommes confrontés à un État devenu trop complexe. Notre économie est en pleine mutation.

Et le ton de nos échanges, au sein de notre société, est devenu plus dur et moins conciliant.

Enfin, la confiance dans les institutions de notre pays s’effrite et est activement sapée par les partis radicaux, tant de gauche que de droite.

En Allemagne et dans toute l’Europe, nous devons repenser en profondeur la liberté, la sécurité au quotidien, la paix, ainsi que nos propres forces et faiblesses.

Nous devons le faire face à des menaces très concrètes.

Aucun dirigeant français ne reconnaîtra jamais que la confiance dans l’État français s’effondre. Pourtant, c’est exactement ce qui se passe, en particulier vis-à-vis de la justice. Un État dont la justice est assimilée à l’injustice d’état n’a plus guère de temps à vivre.

Malgré cela, tous les politiciens — de l’extrême-gauche à l’extrême-droite — exhibent leur foi en la toute-puissance de l’État, et veillent à protéger son prestige.

Les Allemands n’ont visiblement pas atteint l’étatisation finale des esprits que nous expérimentons, pas même au sein de son élite dirigeante. Les Français, eux, ont capitulé toute espèce de personnalité distincte de l’État, donnant de facto les clefs de leur destin à une bureaucratie pléthorique et corrompue, aussi incompétente qu’arrogante.

L’Allemagne peut espérer se réformer, elle en a encore la flexibilité psychologique. En France, réformer le système a autant de chances de succès que la réforme de l’URSS entreprise en 1985. Peu importe le problème, la réponse sera toujours plus d’impôts et de lois.

Et puisque l’on parle d’ingénieurs, que pouvons-nous espérer d’un parlement composé d’avocats et de fonctionnaires ? L’Assemblée nationale compte 6 ouvriers, 3 ingénieurs et 22 chefs d’entreprise, mais 201 fonctionnaires (34% du total) et 86 députés issues des très mal nommées professions libérales (14%) qui sont en réalité des corporations protégées par l’État.

Pour en revenir à l’Allemagne, le très enjuivé ministre des Affaires étrangères Sikorski gémit bruyamment face à cette montée en puissance de la droite populiste allemande. C’est bon signe.

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Sikorski, à propos de l’AfD :

J’ai personnellement constaté au Parlement européen à quel point nos politiciens d’extrême droite et leurs homologues de l’AfD se faisaient pratiquement la cour pendant les débats, unis dans cette frénésie anti-UE et anti-européenne.

Et aujourd’hui, Dieu merci, on semble prendre conscience qu’une Allemagne en voie de réarmement et le nationalisme allemand ne font peut-être pas bon ménage, et qu’un parti dont le dirigeant qualifie l’Allemagne de l’Est d’« Allemagne centrale » n’est pas forcément le plus favorable à la Pologne.

Si l’on devient nationaliste, on court toujours le risque de faire des émules, et cette imitation peut s’avérer très dangereuse pour nous, car les nationalistes de différents pays ont des intérêts très divergents.

Il vaut mieux parvenir à des accords au sein de l’Union européenne que de se faire la guerre les uns aux autres.

L’AfD reste dirigée par une lesbienne en ménage avec une Srilankaise. Ce n’est évidemment pas tenable.

Nous allons voir comment tout cela va évoluer, mais les partis du système édifié en 1945 sont sur le point de s’effondrer complètement.

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