À Auschwitz, le héros Grzegorz Braun dénonce un nouveau projet de loi systématisant les persécutions contre les “antisémites” – Démocratie Participative

À Auschwitz, le héros Grzegorz Braun dénonce un nouveau projet de loi systématisant les persécutions contre les “antisémites”

La Rédaction
Démocratie Participative
\n25 novembre 2025

Grzegorz Braun, l’homme politique le plus courageux d’Europe

L’extincteur de chandelier à sept branches a récidivé.

Face au projet de répression gouvernementale visant à persécuter les Polonais qui posent des questions sur le lobby juif mondial, il a pris la parole non loin d’Auschwitz.

Son slogan : la Pologne aux Polonais, pas aux juifs !

I24 :

Les propos violemment antisémites tenus samedi par Grzegorz Braun, député d’extrême droite et chef du parti Confédération de la Couronne polonaise, ont provoqué une onde de choc en Pologne. Devant l’ancien camp nazi d’Auschwitz-Birkenau, Braun a affirmé que “la Pologne appartient aux Polonais, pas aux juifs“, accusant ces derniers de chercher à obtenir un statut supérieur dans le pays et dénonçant une police “soumise à leurs intérêts”.

Cette intervention s’est produite au moment où le gouvernement polonais prépare l’adoption d’une stratégie nationale de lutte contre l’antisémitisme pour la période 2025-2030. Un projet de résolution en ce sens avait été publié en octobre par la Chancellerie du Premier ministre, suscitant l’hostilité des milieux nationalistes.

Multipliant les outrances, Braun a comparé le soutien à la vie juive en Pologne à “inviter Hannibal Lecter comme voisin” et a promis que, si son parti accédait au pouvoir, il “dissoudrait le Conseil international d’Auschwitz”. Il a également affirmé qu’Auschwitz serait devenu “une zone extraterritoriale”, insinuant que le site ne relèverait plus réellement de la Pologne.

Ces déclarations ont déclenché l’indignation de la classe politique. Le ministre de la Justice et procureur général, Waldemar Zurek, a annoncé des mesures contre Braun, dénonçant des propos “honteux” et “dévastateurs pour l’image internationale de la Pologne”. Il a rappelé qu’après les crimes commis sur le sol polonais durant la Seconde Guerre mondiale, instrumentaliser Auschwitz dans un jeu politique relevait de l’indécence la plus totale.

Mais les juifs instrumentalisent la prison d’Auschwitz depuis 80 ans sans que cela ne dérange aucune de ces démocraties.

Zurek avait déjà demandé la levée de l’immunité parlementaire de Braun par le passé, notamment après des propos niant l’existence des chambres à gaz. De telles déclarations sont punies par l’article 55 de la loi sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN), qui interdit la négation des crimes nazis ou toute distorsion grave de leur réalité.

Grzegorz Braun, figure récurrente des dérives antisémites en Pologne, s’était déjà fait remarquer en 2023 en éteignant une hanoukkia installée dans le Parlement, qualifiant la cérémonie de “non polonaise”. Hostile aux restitutions pour les survivants de la Shoah, il a terminé quatrième à l’élection présidentielle de cette année, confirmant son influence croissante dans une frange radicale de l’opinion.

La conférence se déroulait à Oświęcim.

Personne ne peut stopper Braun.

Personne ne peut stopper quelqu’un qui a adopté l”extincteur comme logo officiel.