30% des Italiens favorables à la restauration du fascisme – Démocratie Participative

30% des Italiens favorables à la restauration du fascisme

La Rédaction
Démocratie Participative
\n01 janvier 2026

La démocratie est un régime de chiens, de gangsters et de traîtres et tout démocrate ne peut être toléré qu’à l’horizontale

Un tiers des Italiens veut la fin de la démocratie et une nouvelle ère de liberté.

La Républica :

Quelle est l’ampleur, dans l’Italie de 2025, de la tendance contraire à la démocratie ? Le rapport rédigé par LaPolis-Université Carlo Bo d’Urbino, en collaboration avec Demos et Avviso pubblico, estime qu’une personne sur cinq est favorable à des solutions autoritaires. Y compris celles qui renvoient explicitement à l’expérience du fascisme. Une proportion qui s’étend à environ une personne sur trois si l’on inclut les indécis face au choix entre démocratie et autoritarisme.

Si l’expérience du Covid nous avait rapprochés de nos institutions, la proportion de personnes satisfaites du fonctionnement de la démocratie est revenue, au cours des trois dernières années, aux niveaux d’avant la pandémie. Aujourd’hui, comme il y a 12 mois, elle s’établit à un peu moins de 40 %. C’est le signe d’un désenchantement persistant, interrompu, ou plutôt « suspendu », uniquement par l’urgence. La proportion de ceux qui adhèrent à l’idée popularisée par Winston Churchill – à savoir que, malgré toutes ses limites, la démocratie est toujours préférable aux « alternatives » – est restée stable au fil du temps, au-dessus des deux tiers de la population (67 %). C’est dans le « tiers » restant que la proportion de ceux qui considèrent qu’un régime autoritaire est préférable, au moins dans certaines circonstances, a augmenté : de 14 % en 2015 à 23 % aujourd’hui. Ce pourcentage a augmenté au détriment de ceux qui, il y a dix ans encore, se déclaraient indifférents au choix entre différents types de régimes et semblent aujourd’hui s’être radicalisés.

Ce que nous ne savions pas précisément, c’est la signification attribuée par les personnes interrogées à ce terme : autoritarisme. C’est pourquoi la nouvelle enquête a sondé les opinions par rapport à une expérience concrète, celle du fascisme. Elle a révélé des résultats pratiquement identiques. Les nostalgiques déclarés représentent 8 % : pour eux, un retour aux « vingt ans » serait la « meilleure solution possible » pour l’Italie. À cela s’ajoutent 14 % de personnes qui considèrent le fascisme comme une « bonne solution, pour une courte période ». En additionnant ces deux composantes, on arrive à 22 %. À cela s’ajoutent, dans ce cas également, 8 % d’indifférents. Et il ne s’agit pas des tranches d’âge les plus âgées de la population qui, au contraire, peut-être en raison de leur proximité avec cette période et de leur mémoire historique, sont parmi les moins en accord avec cette opinion.

Les ouvertures dans ce sens augmentent en effet surtout dans les tranches d’âge moyennes. Entre 30 et 55 ans, les opinions positives sur le fascisme dépassent un tiers des personnes interrogées. Elles sont particulièrement élevées parmi ceux qui se déclarent de droite (62 %) : il convient toutefois de souligner, à cet égard, la nette distinction, au sein même de cette tendance politique, entre ceux qui se situent au centre-droit (29 %).

Un solide tiers d’Italiens aspirent au fascisme en dépit de 80 années d’une propagande inédite dans l’histoire, par tous les moyens modernes de l’expression publique : cinéma, presse, radio, écoles, etc..

Et malgré cela, en dépit de l’absence totale d’un mouvement fasciste organisé qui pourrait disposer de relais puissants et structurés pour défendre l’héritage fasciste, ils sont un Italiens sur trois à attendre consciemment ou inconsciemment le retour d’un Duce.

C’est remarquable.

Cela conforte l’évidence : les Italiens, sauf une minorité d’illuminés, veut la restauration du fascisme pour peu qu’ils en soient réellement libres. Et à travers le fascisme, la vieille république romaine que Mussolini a voulu faire renaître.

Aussi ridicule que cela paraisse, il manque à l’Italie un homme d’exception pour faire du fascisme une formule d’avenir.

Je n’ai cru à ces gens qui disent “je ne crois pas à l’homme providentiel”.

Quelqu’un connaît-il un seul mouvement qui a marqué l’histoire qui n’ait d’abord et avant tout été le mouvement d’un homme providentiel ?

Qui imagine l’URSS sans Lénine ?

Ou l’empire sans Auguste ?

Reste à l’Italie de produire un tel homme, somme de toutes les forces sous-jacentes qui doivent jaillir si le destin veut qu’elles jaillissent.

Le conformisme de cette pauvre Meloni n’est certainement pas à la hauteur de l’époque.

Le peuple veut être délivré de la démocratie, et s’il ne le sait pas encore de manière claire, ses sentiments ne laissent aucun doute à ce sujet.